« La fille du train » (« Girl on the train ») adapté au cinéma… Pourquoi ?

Ça fait très très longtemps que je n’ai pas posté ici. Je l’avoue, j’ai opté pour passer plus de temps sur SmallThings. Mais ce billet-là, je le considère comme plus personnel et pas vraiment à sa place sur le site, du coup, hop, je suis revenue ici. Après tout, ce sont bien mes mots ^^’. J’avais envie de parler de mon incompréhension devant l’adaptation d’un bouquin que j’ai dû (emphase sur le devoir car je l’aurais jamais choisi de moi-même) lire pour mon club de lecture.

La fille du train, c’est le titre du premier roman de Paula Hawkins (du moins, sous son véritable nom car elle a à son passif quatre autre romans sous des noms d’emprunt), qui met en scène un thriller bien sombre et dérangeant (à la Gillian Flynn ou SJ Watson). En gros, tout ce que je n’aime pas car les descriptions sont glauques, que je suis une poule mouillée, et que ça me met mal à l’aise.

(J'aime bien les covers de chez Sonatines même si j'aime pas leurs bouquins...)

(J’aime bien les covers de chez Sonatines même si j’aime pas leurs bouquins…)

Entre chronologie bordélique et changements de points de vue à tout-va, j’ai trouvé le livre difficilement compréhensible et pas très fluide. Catégorisée dans mes lectures « perte de temps totale » (y en a peu, mais y en a) quelle ne fut pas ma surprise quand une semaine après l’avoir fini, j’ai appris que les droits d’adaptation avaient été achetés par les studios Dreamworks et qu’un film se préparait avec dans le rôle principal Emily Blunt (qui en passant est trop classe dans les affiches de The Huntsman).

Je peux comprendre pourquoi une adaptation cinématographique vaut le coup sur le papier : derrière l’obsession de la protagoniste principale se cache un véritable malêtre et un manque. Manque d’amour, de motivation, de sens à la vie, de volonté, d’existence… Et actuellement, le paysage du 7e art adore appuyer là où ça fait déjà mal, quand on est au fond du trou, on doit l’exposer à la vue de tous, pour tenter de psychanalyser notre comportement. Rachel, divorcée, la trentaine bien avancée, alcoolique, et on le découvre un peu plus tard sans emploi, observe un couple qui habite le long de la voie ferrée que son train emprunte tous les jours. Comble de coïncidence, un incident va la mettre au cœur d’une histoire autour de ce couple. Mensonges, doubles-jeux, oui, le sujet intrigue et l’atmosphère morbide se transcrirait bien à l’écran, à la Avant d’aller dormir ou encore Gone Girl… Un thriller psychologique en somme.

Donc en résumé, voici le topo général. D’un côté il y a Rachel Watson (Emily Blunt OUATE ZE FUK ?!), de l’autre il y a son ex-mari (Justin Theroux parfait) et sa femme actuelle (Rebecca Ferguson très bien), et la troisième partie consiste en la victime (Haley Bennett pourquoi pas) et son compagnon (Luke Evans okay). Les trois femmes vont venir raconter leur version de l’histoire, sans véritable logique chronologique (non, je n’appelle pas ça de la maîtrise mais de la facilité), ce qui est assez ennuyeux et confus. Forcément, quand c’est une narration à la première personne, en tant que lecteur on ne différencie pas la vérité des faits du mensonge. Et encore, c’est ARCHI plat. Donc s’ils ne réussissent pas à reproduire l’ambiance, la violence qui s’insinue dans le cadre familial et personnel, c’est mort. Puis bon, j’ai d’autres réserves quant à une adaptation aussi…

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Mais sérieusement ? Même en prétendant être une soularde, elle n’est pas moche pour autant…

  • Je ne dis pas qu’Emily Blunt est trop belle pour le rôle, mais si, je le dis. Même avec du maquillage, de la retouche ou que sais-je, je ne l’imagine pas du tout en cette personne qui semble avoir tout raté comme Rachel. Encore une américanisation d’un rôle qui aurait pu s’en passer…
  • Le tournage a commencé ce mois-ci à New York… C’est censé se passer à Londres et ils le transposent aux Etats-Unis ? Mais pourquoi ? Alors qu’ils pourraient profiter du fait que Blunt soit anglaise (même si dénuée de sa citoyenneté *soupire*) pour garder l’histoire à Londres ? Et les stations de train ?! Rachel reste bien anglaise en plus… Bref…
  • Y a Allison Janney dans le rôle d’une enquêtrice, mais honnêtement, si elle apparait plus de dix minutes, c’est qu’ils ne seront pas vraiment restés fidèles au livre… Je déplore d’avance sa sous-utilisation.
  • Désolée d’avoir des doutes aussi à cause du réalisateur, Tate Taylor ! Okay, La couleur des sentiments était magnifique, mais à des lieux de La fille du train !! Puis il avait complètement raté Get On Up en plus… Donc bon, bien sûr, il faut le voir avant de tirer une conclusion, mais si le côté « je suis dans une spirale infernale car je suis alcoolo et que tout le monde m’abandonne car je ne suis pas assez bien » sera bien fait, le côté « mais qui a tué Megan, je sais ! » sera à côté de la plaque ? J’ai rien contre l’idée qu’il change de registre, au contraire, mais je suis juste sceptique…
  • Niveau scénario, c’est Erin Cressida Wilson qui l’adapte, celle qui a signé Chloe et La secrétaire. Chloe étant un remake et La secrétaire… malgré un bon suspense, on ne peut pas dire que c’était un thriller. Souvent, quand les auteurs adaptent eux-mêmes leurs romans, ça marche mieux, je dis ça je dis rien…

Bref, j’irai le voir (sauf s’il est déconseillé au moins de 12 ans car je flipperais trop sinon) parce que le casting est quand même génial même si je n’aime pas l’histoire…

La sortie est prévue pour octobre 2016, le temps que j’oublie tout ce que je viens de dire, mais bon, quand même… Je suis sûre que la pub va se faire autour du « Le prochain Gone Girl » ou un délire du genre.

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