La légende de Galavant

Saison 1. 8 courts épisodes.

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J’espère vraiment qu’il y aura une saison 2. Galavant, c’est un peu tout ce qui parle à mon fangirlisme. Merci ABC.

Le Prince Galavant, héros des contes de fées toujours prêt à défendre la veuve et l’orphelin, est en guerre contre l’affreux Roi Richard qui lui a volé l’amour de sa vie, la belle Madalena. Pour la retrouver et réconquérir son coeur, il doit traverser les royaumes, les montagnes et les forêts, combattre des dragons, déjouer les pièges de son ennemi juré.. et chanter !

Des chansons : Made in Broadway totalement. Des paroles d’Alan Menken (en équipe avec Glenn Slater), le type derrière Raiponce. Raiponce qui amorçait le tournant juste avant La reine des neiges. Où Mandy Moore et Zachary Levi chantaient des sérénades. Mais aussi l’auteur d’Aladdin, nominé aux Tony Awards de l’an dernier, et de bien d’autres. Dans Galavant, les chansons sont modernes, avec des jeux de mots comme on les aime. Les paroles sont d’ailleurs un peu osées parfois x’D. Dans l’ensemble, je trouve que ça manque de duos ou de chansons de groupe, mais l’enchaînement naturel des lignes me plait énormément. On n’est pas non plus à Broadway, mais après le désastre de Peter Pan Live!, Galavant propose des chorégraphies probables pour ces acteurs. Ils prennent en compte leur environnement, font quelques pas, et ça suffit. Pas besoin d’en faire des tonnes.

Beaucoup d’Anglais avec des guests : La majorité du cast est anglais et ça fait toujours plaisir. Ils parlent posh, ils sont parfaits dans ces rôles de gentes dames et damoiseaux. En plus, on a droit à Hugh Bonneville et Ricky Gervais (et même John Stamos, mais il ne chante pas :’O). Vous aurez reconnu Magnitude de Community en écuyer :’D. Ce qui est bien aussi, c’est que ces guests ne sont pas juste là pour dire « tiens, c’est Machin », non ils contribuent réellement à l’avancée de l’histoire.

De l’humour décalé : Oui, ça reprend le point précédent, ce sont des Anglais avec un humour décalé. L’idée était de penser aux Monty Python. Effectivement, ça s’en inspire, mais ça me fait aussi penser aux spoofs du genre Sacré Robin des Bois. Le ton est léger mais ce n’est pas non plus benêt. Le concept en lui-même est déjà assez saugrenu ^^. Des gens qui chantent sur fond médiéval pendant 20 minutes… Qui aurait cru que ça attirerait des téléspectateurs. Ça se passe au Moyen-âge, oui, mais avec un langage comme celui d’aujourd’hui. Avec plein de petits anachronismes rigolos. C’est frais, et même si c’est très « gros » parfois, le manque de subtilité ne change rien au fait que d’autres répliques sont très bien trouvées.

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Des chanteurs-acteurs : L’acteur principal, Joshua Sasse, avant d’être ce chevalier au grand cœur (et le héros de Rogue) a fait ses preuves au théâtre. Tout comme Timothy Omdunson (soit, il est Américain). Leurs voix portent bien, et c’est le style de comédie musicale à l’américaine, pas le ringard à la française. On a droit à un style de variétés, bien sûr, mais aussi un peu jazzy. Okay, être un mordu de comédies musicales peut jouer, mais c’est surtout plaisant à écouter pour tout le monde. Très bon point pour le narrateur/barde/bouffon qui introduit les épisodes ou les clôture, avec une belle voix.

Des personnages clichés mais attachants : On s’en doute dès les premières minutes, quand Madalena se montre sous son vrai jour, loin des princesses de contes de fées, Galavant ne peut pas finir avec elle. Mais son retournement de veste permet de bonnes phrase bien drôles. Le meilleur reste sans doute le Roi Richard, son côté chouineur mais enthousiaste fait penser au roi Jean du Robin des Bois de Disney ^^. Et même les personnages secondaires remplissent bien leurs rôles.

Une histoire simpliste : Dès le pilote, on entre dans le vif du sujet. L’histoire se met en place rapidement. D’accord, ce n’est pas très original, mais ça permet de visiter le royaume, de participer à des tournois, de rencontrer des pirates, un petit village, des magiciens. C’est une aventure digne d’un chevalier pour secourir sa belle. N’oublions pas qu’on a eu droit qu’à 8 épisodes, si prochain saison il y a, peut-être que les personnages seront plus développés…

Et franchement, la fin est une très belle fin. Je ne m’y attendais pas du tout, et j’espère vraiment la saison 2.

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Let me be that star… « Smash »

J'ai récemment fini la saison 2 (enfin) de Smash. J'en ai alors profité pour revoir la première saison.

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Dans cette série, il y a tout ce que j’aime. Vraiment. Des chansons, des gens beaux, des bonnes prestations, des couleurs, du drame, de la romance, des références, pas trop de personnages à retenir, pas trop de réflexion. J’apprécie que ce soit des chansons originales, que les paroles aient un sens, que les costumes et les décors fassent vrais, que ça se passe à Broadway. Je trouve génial la diversité ethnique, le casting principal de qualité (sauf Katharine McPhee, mais tout ne peut pas être parfait ‘-‘), l’émotion qui se dégage. Bref, même si c’est une série de network, je trouve que Smash est une « grande » série. Grande, pas par la durée ni peut-être par la qualité, certes x’D, mais par l’esprit. Dans ce qu’elle symbolise. Le rêve de la provinciale de réussir à New York. Alors oui, c’est vrai, le drame a fini par tout détruire, trop de fils à suivre différents, notamment en saison 2, où ça tournait carrément autour des relations plus que de la comédie musicale. Mais le grand moment de chaque épisode restait tout de même le numéro musical. smash1_2130402b Le pilot était vraiment magique, il a cartonné à plus de 11 millions de téléspectateurs, pour ma part, la version de Let Me Be Your Star qui clôture le pilot fait partie de mes chansons favorites. Le bon équilibre de numéros musicaux et de questions ouvertes, les possibilités… Mais je suppose que ça n’a pas parlé à tout le monde. La chute a commencé à partir de l’épisode 3 et la série a toujours eu une audience faible… NBC avait vraiment beaucoup investi dedans, les interviews mentionnaient le chiffre de plus de 4 millions pour un épisode. Donc vu que c’était un gouffre financier, normal qu’elle ait été annulée à la fin de la saison 2. Mais bon, on peut s’estimer heureux d’avoir eu une véritable fin. Je pense que dans l’ensemble, il y a vraiment une démarche artistique derrière cette série, et ben voilà, j’admire. C’est vrai que j’étais mitigée sur le sujet de Marilyn Monroe… puis on s’aperçoit que c’est certainement l’une des meilleures décisions qui soit :’D. A la fin de la saison 1, j’étais réellement enchantée par ce que j’avais vu. Surtout la chanson de fin de Bombshell, Don’t Forget Me… Elle résume en tout point pourquoi on aime la série. Alors que Glee battait de l’aile tant dans les reprises musicales qu’en général, Smash nous proposait une série plus mature, avec des gens qui savaient réellement chanter sans autotune, et de réels acteurs avec des carrières bien entamées (Anjelica Huston, Jack Davenport etc.). Etant une grande fan de comédies musicales et de Broadway en général, j’étais vraiment curieuse d’en connaître plus sur les coulisses de ce business, et franchement, c’était vraiment informatif ! Ça m’a un peu fait penser à Studio 60 On The Sunset Strip dans le sens où ce sont des émissions (Saturday Night Live/comédies musicales) qui me plaisent énormément, mais les mondes sont relativement opaques, surtout en France. Du coup, une série sur la mise en place de ces choses-là, ça nous apprend énormément de choses quelle que soit la part de fiction et celle de vérité ! Là où Studio 60 s’était fait descendre par les vrais protagonistes du SNL, Smash a été positivement critiquée par ses pairs. Il faut avouer que la série est beaucoup plus politiquement correcte que celle d’Aaron Sorkin. nbc-moves-smash-to-saturdays-announces-other-schedule-changes La saison 2 m’a moins plu dans l’ensemble, mais des chansons restent inoubliables (puis rien que l’idée d’avoir remis un générique était l’une des meilleures décisions prises depuis belle lurette). Puis le fait de repartir de zéro a insufflé un nouveau souffle à la série, malgré des redondances qui reprennent la saison 1. Après, bien entendu, il y avait de sérieux problèmes. Le nombre de personnages inutiles, superficiels est assez alarmant. Que ce soit un fils adolescent qui devrait prendre des cours de comédie ou un assistant qui prend trop de temps à l’écran et dont on n’en a que faire… cela nuit à l’approfondissement des personnages vraiment importants. Du coup, ils n’évoluent pas vraiment. Julia reste la mère à la famille brisée, Eileen la productrice fourbe qui ne cherche que des fonds malgré sa passion sincère pour le théâtre (très mal utilisée la Huston), Karen la petite ingénue provinciale qui doit encore affronter la grande ville etc. Celle qui évolue réellement, c’est sans doute Ivy, avec une Megan Hilty très investie. Sa voix, sa maîtrise, est très loin du niveau trop American Idol encore de McPhee (qui gère bien les morceaux pop de Hit List de la saison 2 tout de même). Malgré tous ces défauts, Hit List a déchiré (tellement qu’un concert avec des chansons inédites a été mis en place à New York). McPhee était plus dans son registre de pop singer et laissait le Broadway aux connaisseurs. smash1 Bien sûr, j’étais totalement anéantie quand j’ai appris que Will Chase (il faut vraiment que je regarde Nashville ><) et Raza Jaffrey ne retournaient pas dans la saison 2. Le nouveau, Jeremy Jordan (Jimmy) ne m’a du tout convaincue. Il a une voix à la Bruno Mars mais sans son charisme… Ensuite, je me rappelle avoir bien apprécié Krysta Rodriguez (Anna dans la série, elle a joué dans une comédie musicale avec Zachary Levi l’été dernier, First Date, elle avait exactement les mêmes mimiques que dans la série x’D) et Andy Mientus (un petit Kyle très chou) sympathique. Même les guests sont sympas, d’Uma Thurman à Joe Jonas en saison 1 ou Jennifer Hudson et Jesse L. Martin en saison 2 :’). En tout cas, la fin mérite en elle-même des bravos (le dernier plan sur Julia *_*). Ça et le fait du coup que la série était divisée en deux avec Bombshell d’un côté et Hit List de l’autre, ça ralentissait encore plus l’histoire et ça multipliait les fils un peu foireux. La saison 2 est très confuse, même si des numéros musicaux étaient juste parfaits. Grande mention au dernier face-à-face Ivy/Karen, très beau moment qui rappelle pourquoi la rivalité est importante dans ce monde, et comment en s’accrochant à ses rêves, on réussit. Finalement, peu importe ce qu’on dit, cette série restera à jamais gravée dans ma mémoire et je me ferais sûrement régulièrement des revisionnages :’D.

The people’s movie – Les Misérables.

"Do you hear the people sing? Singing a song of angry men? It is the music of a people who will not be slaves again! When the beating of your heart echoes the beating of the drums, there is a life about to start when tomorrow comes!" Je n'ai que cette chanson dans la tête depuis que j'ai vu le film. Whaou.

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Très classique, un ensemble en taille décroissante. Belles couleurs bleu blanc rouge :’).

Quand ils ont annoncé la préparation des Misérables par Tom Hopper, j’étais déjà toute excitée sans connaître le cast. Quand les noms ont commencé à être dévoilés, je ne tenais carrément plus en place. C’est exactement mon genre de films, ils CHANTENT, c’est d’époque, et il y a des acteurs plus ou moins connus que j’apprécie plus ou moins. Résultat, j’ai bien aimé l’ensemble. C’est vrai qu’il était un peu long, plus de 2h30,  (j’aurais bien supprimé un ou deux solos de Jean Valjean et le duo romantique de Cosette et Marius mais bon…), mais malgré tout on reste bien accrochés jusqu’à la fin. Surtout, c’est le message un peu révolutionnaire, un peu populaire, un peu humanitaire *sort*. Eh oui, on veut monter sur les barricades, on veut porter une cocarde, balancer à bout de bras des drapeaux… Être dans le coup ! Sans oublier qu’on est quand même en France, et malgré les largesses prises niveau historique, ça fait plaisir de voir le XIXe :’D.

De suite, la plus grande révélation à mes yeux a été le personnage d’Éponine. Je ne connaissais l’actrice/chanteuse ni d’Eve ni d’Adam, mais visiblement Samantha Barks interprétait le rôle d’Éponine durant la tournée du 25e anniversaire de la comédie musicale. Okay, pourquoi pas. Ça me convient parfaitement. Son « On My Own » était juste superbe. La chanson fait partie de mes titres préférés toutes comédies musicales confondues, et quand Eponine a commencé à chanter, voix assurée mais en restant douce, je suis vraiment restée sur le cul :’). Face à l’écran, j’ai ouvert la bouche et j’ai pensé très fort « ah oui, quand même. » C’était vraiment très beau. En fait, je préfère largement Éponine à Cosette, je la trouve plus forte et beaucoup plus intéressante dans son caractère, particulièrement sa loyauté, son amour unilatéral pour Marius etc. Plus de profondeur quoi qu’une pauvre blonde qui se contente d’être jolie et de se larmoyer *sort*. Et je ne parle pas de beauté entre les deux actrices du film :’D. Après, le pendant, c’est qu’elle s’enfonce un peu dans un amour impossible, ce qui en soi est un peu idiot, mais on lui pardonne car elle nous livre une des plus belles chansons de la comédie musicale :’D.


Je vais aussi prendre la défense de Russel Crowe. Beaucoup ont dit qu’il était loin de la technique vocale des autres acteurs, je dois avouer que ce n’est pas faux, mais sa grossièreté dans la voix colle assez bien au personnage de Javert. Puis ça fait naturel tout bêtement. Ils n’arrêtent pas de dire que c’est génial d’en avoir fait du live singing, ben en voilà la preuve. Ce n’était pas chez les autres que c’était le plus flagrant mais bien chez lui. Puis la confrontation Javert/Valjean tout au long du film (pas seulement la chanson :’D) était assez poignante. You know nothing of Javert/I was born inside a jail/I was born with scum like you/I am from the gutter too.
Oh, et au début, j’étais très sceptique avec les nominations et les victoires d’Anne Hathaway, mais en fait, je comprends vraiment pourquoi. Second rôle, encore heureux, mais ses 20-25 minutes de Fantine étaient vraiment superbes. C’était hyper touchant. Surtout sur une chanson comme « I dreamed a dream » où on peut rapidement lâcher le fil. Même les apparitions de Sasha Baron Cohen et Helena Bonham Carter étaient sympa (sachant que je n’aime pas le premier et que HBC n’est pas du tout capable de chanter à mes yeux comme elle l’a montré dans Sweeney Todd). Toute la troupe des jeunes révolutionnaires (hihi, Trip Van der Woodsen en Enjolras :’D).

Je passe aux acteurs que je n’ai pas aimés… Eddie Redmayne ‘-‘. On ne voit que sa lèvre à l’écran, non ? En plus, on dirait qu’il est coincé/constipé quand il chante… Avec des grimaces à tout va (on croirait voir la version anglaise de Darren Criss *sort*), une fausseté de jeu à faire pleurer. J’ai pas trop aimé sa participation sauf dans « Empty Chairs At Empty Tables » je pense. Il n’avait clairement pas sa place. En plus, c’était trop en puissance et pas assez en fluidité.
Et je vais le dire, j’ai été très déçue par Hugh Jackman. Pendant ses deux solos, j’ai décroché à un moment. Trop de vibratos pendant ses notes longues etc. C’est vrai que ça s’entend qu’il chante bien, et sa vieillesse est très bien faite, mais clairement, quelque chose ne va pas. Un peu comme Amanda Seyfried qui prouve encore une fois l’inutilité de Cosette :’).

Le film est relativement complet dans les titres chantés présents. Effectivement, dans le tableau récapitulatif de Wikipédia de la comparaison des chansons, on voit vraiment que quasi toutes les chansons ont été reprises. Même si la BO officielle en a vraiment écarté beaucoup (j’ai dû prendre « Do You Hear The People Sing? » sur YouTube ‘-‘) . Les paroles sont un mix de plusieurs versions, sans grande différence, mais avec un couplet qui m’a vraiment interpelée. Le second de Gavroche (oh my, trop chou le petit, et à sa fin comme dans la version française donc le livre ><) lorsqu’il chante « Look Down » que je n’ai retrouvé nulle part. There was a time we killed the King/We tried to change the world too fast/Now we have got another King/He is no better than the last/This is the land that fought for liberty/Now when we fight we fight for bread/Here is the thing about equality/Everyone’s equal when they’re dead/Take your place/Take your chance/Vive la France! Vive la France!

En tout cas, il y avait clairement une beauté dans les décors et les costumes (même si c’était très américanisé, on aurait pu être à Washington autant qu’à Paris x’D). Cast assez incroyable quand même et un grand hourra à Tom Hopper pour avoir eu le culot d’avoir adapté une œuvre aussi connue en osant garder l’aspect musical.