« The Mysteries of Laura » – Où ça ?

Pilot...

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Je ne sais pas trop quoi dire. Je crois que je n’arrive pas à prendre Debra Messing au sérieux en tant qu’inspectrice. Clairement, rien que la musique ça se veut comique. La scène d’ouverture est totalement farfelue et les gros signaux « ATTENTION » apparaissent. Okay, Laura Diamond est cool, elle tire sur les gens et leur bousille l’oreille, elle en a dans le pantalon quoi. Le générique, on le dirait sorti des années 90 :’/. D’ailleurs, l’ensemble se veut assez rétro (allô les bureaux du commissariat, et son break, et son col roulé ?). Jusqu’à un point que ça en tire sur le ridicule… Il y a des choses qui ne font juste pas bon ménage, comme comédie à outrance avec un à côté de cop show. Tout le monde n’est pas Brooklyn Nine Nine (et encore, quand on aime bien cette série). On se rappelle The Good Guys, ou justement, on ne s’en rappelle pas :’D. Une dramédie sur fond d’enquête policière qui n’a pas duré une saison. C’est assez lamentable, il n’y a pas de mystère du tout. En fait, l’affaire « criminelle » à côté est carrément plus que tirée par les cheveux.

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Côté bureau, son partenaire est un bon vivant Afro-Américain qui parle comme s’il était de la cité (Laz Alonso qu’on a pu voir dans Breakout Kings) et il y a une petite compétition avec l’autre femme du commissariat, Betty (Janina Gavankar qui m’a surtout marquée dans The L Word mais elle joue également dans True Blood) la lèche-botte de service, deux personnages secondaires dont on n’a rien à faire. Son boss et mentor, c’est le papa de Veronica Mars qu’on ne va pas voir longtemps… Mais bien sûr, les méthodes non orthodoxes de Laura la hissent au top des flics, celle qui sait esquiver les règles (oui, elle est alcoolo aussi) et qui gère (un as du tir). Je trouve ça dommage qu’on n’ait pas pu suivre l’affaire de plus près, que ça en fasse un vrai cop show où au moins on s’intéresse aux suspects et où le spectateur peut émettre des hypothèses. Au moins, il y aurait un intérêt. Là, on est juste ballotés entre sa vie professionnelle et son drame familial qui sont aussi creux l’une que l’autre.

Messing en mère de famille paumée, oui, ça le fait un peu plus. Elle est débordée de tous les côtés par ses gamins et avec un mari (Josh Lucas qui a une ressemblance avec Christopher Eccleston x’) qui ne veut pas signer les papiers du divorce et qui finit par se retrouver COMME PAR HASARD à la tête du district de sa femme (oui, car entre temps, on apprend que le commissaire en charge était en fait le meurtrier de l’affaire, donc évidemment, il a perdu son job avec cette histoire alambiquée que seule Laura a comprise). Son mari, c’est un grand enfant qui est chiant sur tous les points, mais qui cherche quand même à se faire aimer car BIEN SÛR, il fait traîner le divorce car il aime toujours sa femme malgré le fait qu’il l’ait trompée. Leurs enfants sont insupportables, des démons incarnés. Leur storyline avec l’école était à se prendre la tête entre les mains et à soupirer. C’est plus ou moins ce que j’ai fait à vrai dire. De *facepalm* en *facepalm*, calmer ses enfants avec du sirop pour la toux car ils sont complètement hyperactifs (il faut consulter un médecin dans ces cas-là, ma grande), à l’alimentation plus que douteuse, mais il faut lui pardonner, à côté elle a un vrai boulot vous comprenez ?

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Je pense qu’on ne peut suivre cette que si on est fan (à fond) de Debra Messing, mais je préfère encore me refaire les Smash plutôt que d’endurer autant d’absurdité… Ironiquement, après Les bracelets rouges, il s’agit encore d’une adaptation de série espagnole et ils n’ont même pas pris la peine de changer le titre (j’espère qu’elle est meilleure). Encore, si la série était diffusée sur Lifetime, je comprendrais et j’arguerais l’argument de la cible « mère au foyer », mais là, il n’y a pas d’excuse valable pour autant de médiocrité… Donc non merci pour la suite pour ma part.

Let me be that star… « Smash »

J'ai récemment fini la saison 2 (enfin) de Smash. J'en ai alors profité pour revoir la première saison.

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Dans cette série, il y a tout ce que j’aime. Vraiment. Des chansons, des gens beaux, des bonnes prestations, des couleurs, du drame, de la romance, des références, pas trop de personnages à retenir, pas trop de réflexion. J’apprécie que ce soit des chansons originales, que les paroles aient un sens, que les costumes et les décors fassent vrais, que ça se passe à Broadway. Je trouve génial la diversité ethnique, le casting principal de qualité (sauf Katharine McPhee, mais tout ne peut pas être parfait ‘-‘), l’émotion qui se dégage. Bref, même si c’est une série de network, je trouve que Smash est une « grande » série. Grande, pas par la durée ni peut-être par la qualité, certes x’D, mais par l’esprit. Dans ce qu’elle symbolise. Le rêve de la provinciale de réussir à New York. Alors oui, c’est vrai, le drame a fini par tout détruire, trop de fils à suivre différents, notamment en saison 2, où ça tournait carrément autour des relations plus que de la comédie musicale. Mais le grand moment de chaque épisode restait tout de même le numéro musical. smash1_2130402b Le pilot était vraiment magique, il a cartonné à plus de 11 millions de téléspectateurs, pour ma part, la version de Let Me Be Your Star qui clôture le pilot fait partie de mes chansons favorites. Le bon équilibre de numéros musicaux et de questions ouvertes, les possibilités… Mais je suppose que ça n’a pas parlé à tout le monde. La chute a commencé à partir de l’épisode 3 et la série a toujours eu une audience faible… NBC avait vraiment beaucoup investi dedans, les interviews mentionnaient le chiffre de plus de 4 millions pour un épisode. Donc vu que c’était un gouffre financier, normal qu’elle ait été annulée à la fin de la saison 2. Mais bon, on peut s’estimer heureux d’avoir eu une véritable fin. Je pense que dans l’ensemble, il y a vraiment une démarche artistique derrière cette série, et ben voilà, j’admire. C’est vrai que j’étais mitigée sur le sujet de Marilyn Monroe… puis on s’aperçoit que c’est certainement l’une des meilleures décisions qui soit :’D. A la fin de la saison 1, j’étais réellement enchantée par ce que j’avais vu. Surtout la chanson de fin de Bombshell, Don’t Forget Me… Elle résume en tout point pourquoi on aime la série. Alors que Glee battait de l’aile tant dans les reprises musicales qu’en général, Smash nous proposait une série plus mature, avec des gens qui savaient réellement chanter sans autotune, et de réels acteurs avec des carrières bien entamées (Anjelica Huston, Jack Davenport etc.). Etant une grande fan de comédies musicales et de Broadway en général, j’étais vraiment curieuse d’en connaître plus sur les coulisses de ce business, et franchement, c’était vraiment informatif ! Ça m’a un peu fait penser à Studio 60 On The Sunset Strip dans le sens où ce sont des émissions (Saturday Night Live/comédies musicales) qui me plaisent énormément, mais les mondes sont relativement opaques, surtout en France. Du coup, une série sur la mise en place de ces choses-là, ça nous apprend énormément de choses quelle que soit la part de fiction et celle de vérité ! Là où Studio 60 s’était fait descendre par les vrais protagonistes du SNL, Smash a été positivement critiquée par ses pairs. Il faut avouer que la série est beaucoup plus politiquement correcte que celle d’Aaron Sorkin. nbc-moves-smash-to-saturdays-announces-other-schedule-changes La saison 2 m’a moins plu dans l’ensemble, mais des chansons restent inoubliables (puis rien que l’idée d’avoir remis un générique était l’une des meilleures décisions prises depuis belle lurette). Puis le fait de repartir de zéro a insufflé un nouveau souffle à la série, malgré des redondances qui reprennent la saison 1. Après, bien entendu, il y avait de sérieux problèmes. Le nombre de personnages inutiles, superficiels est assez alarmant. Que ce soit un fils adolescent qui devrait prendre des cours de comédie ou un assistant qui prend trop de temps à l’écran et dont on n’en a que faire… cela nuit à l’approfondissement des personnages vraiment importants. Du coup, ils n’évoluent pas vraiment. Julia reste la mère à la famille brisée, Eileen la productrice fourbe qui ne cherche que des fonds malgré sa passion sincère pour le théâtre (très mal utilisée la Huston), Karen la petite ingénue provinciale qui doit encore affronter la grande ville etc. Celle qui évolue réellement, c’est sans doute Ivy, avec une Megan Hilty très investie. Sa voix, sa maîtrise, est très loin du niveau trop American Idol encore de McPhee (qui gère bien les morceaux pop de Hit List de la saison 2 tout de même). Malgré tous ces défauts, Hit List a déchiré (tellement qu’un concert avec des chansons inédites a été mis en place à New York). McPhee était plus dans son registre de pop singer et laissait le Broadway aux connaisseurs. smash1 Bien sûr, j’étais totalement anéantie quand j’ai appris que Will Chase (il faut vraiment que je regarde Nashville ><) et Raza Jaffrey ne retournaient pas dans la saison 2. Le nouveau, Jeremy Jordan (Jimmy) ne m’a du tout convaincue. Il a une voix à la Bruno Mars mais sans son charisme… Ensuite, je me rappelle avoir bien apprécié Krysta Rodriguez (Anna dans la série, elle a joué dans une comédie musicale avec Zachary Levi l’été dernier, First Date, elle avait exactement les mêmes mimiques que dans la série x’D) et Andy Mientus (un petit Kyle très chou) sympathique. Même les guests sont sympas, d’Uma Thurman à Joe Jonas en saison 1 ou Jennifer Hudson et Jesse L. Martin en saison 2 :’). En tout cas, la fin mérite en elle-même des bravos (le dernier plan sur Julia *_*). Ça et le fait du coup que la série était divisée en deux avec Bombshell d’un côté et Hit List de l’autre, ça ralentissait encore plus l’histoire et ça multipliait les fils un peu foireux. La saison 2 est très confuse, même si des numéros musicaux étaient juste parfaits. Grande mention au dernier face-à-face Ivy/Karen, très beau moment qui rappelle pourquoi la rivalité est importante dans ce monde, et comment en s’accrochant à ses rêves, on réussit. Finalement, peu importe ce qu’on dit, cette série restera à jamais gravée dans ma mémoire et je me ferais sûrement régulièrement des revisionnages :’D.