People like us… or not? – Film

Disponible en DVDrip, 720p, 1080p, date de sortie cinéma inconnue (jamais ?) en France. Billet contenant certainement des spoilers...

Quelques mots sur l’affiche : couleurs douces et chaudes, elle me fait un peu penser à celle de « Never Let Me Go » (version UK) mélangée à « Like Crazy ». J’ai été tout de suite touchée et intéressée (enfin, j’avais reconnu Banks). Bon, dans une autre optique, on pourrait également dire qu’elle fait pub pour assurance vie avec leurs sourires Colgate, mais on va faire semblant de ne pas l’avoir vu. En tout cas, ça annonce d’emblée le genre, un bon petit drame sentimental. La proximité de Chris Pine avec Elizabeth Banks sans pour autant l’enlacer pose directement l’ambiguïté de leur relation. Police nette et neutre, pour appuyer le titre. Ce sont des gens comme tout le monde… ou pas.

Synopsis Allociné : Un homme retourne chez lui après la mort inexpliquée de son père. Il découvre alors un secret familial et commence un voyage introspectif.

Pour gonfler un peu le synop’ d’Allo, je préciserai juste que le héros découvre en fait sa demi-sœur cachée, qu’il va tenter de connaître tout en gardant son anonymat… S’ensuit alors la découverte de la définition de la véritable famille…

Qu’est-ce qui m’a donné envie à la base ? Comme je suis une pure groupie, je m’intéresse d’abord aux acteurs/réalisateurs avant de me pencher sur l’histoire. En l’occurrence, Elizabeth Banks et Olivia Wilde sont deux raisons suffisantes à mes yeux pour voir un film x’D. Banks a réussi à casser récemment son image de « bonne poire » rigolote pour jouer dans des films sérieux (je pense par exemple à Man On A Ledge ou encore The Next Three Days) et c’est vraiment agréable de la voir dans le rôle d’une femme « normale ». Je ne dis pas, elle est aussi douée en comédie bien entendu, ses apparitions dans 30 Rock sont toujours les bienvenues ! De même pour Wilde, elle tente peu à peu de quitter son rôle de bimbo abonnée aux blockbusters pour des films plus indépendants ou comiques (qui malheureusement ne la mettent pas toujours en valeur), mais comme elle écope souvent des seconds rôles, elle n’arrive pas encore à affirmer sa crédibilité. Sûrement un jour… j’espère.

Oh le joli film qui veut faire pleurer. Je suis très bon public dès qu’il s’agit de drame ou de comédie, donc on peut dire que c’est une jolie dramédie. Le tout premier du genre pour le duo Roberto Orci/Alex Kurtzman qui sont plus connus pour les scénarios de Star Trek, The Island ou encore la série Hercule ou même Fringe. Qu’est-ce qui a bien pu passé par leurs têtes pour changer si radicalement de genre ? C’est en tout cas une belle façon de plonger dans le bain. En fait, ils ont adapté une histoire vraie, d’où le sentiment de réalisme (dans une certaine mesure, car l’histoire reste incongrue). Pour l’anecdote, c’est un mixte d’une histoire qui est réellement arriver à Kurtzman, mélangé à celle d’une amie d’Orci. Comme quoi, ce sont les types lambdas qui sont surpris par des circonstances pas banales. Kurtzman se charge également de réaliser le film. Bon, ça a été un gros flop au box-office américain lors de sa sortie, puisque pour un budget de 16 millions, le film n’a engrangé que 12 millions de dollars… C’est bien dommage, surtout que les critiques n’étaient pas si désastreuses en plus (on va dire mitigées, mais c’est toujours le cas pour les drames, et en plus, c’est produit par Disney). Les gens ont dû préférer d’autres films… Du coup, pour une sortie française, je pense qu’on peut se brosser. Après, ce n’est pas forcément un film qu’on va forcément voir au ciné, mais plutôt en VOD tranquillement chez soi, donc j’ai de l’espoir pour sa vie post grand écran.


D’accord, c’est cliché. C’est l’éternel secret familial de la double vie du père qui en plus a délaissé son gamin alors qu’il n’était que dans l’enfance (bon, on a dit une partie d’histoire vraie x’). Eh oui, la rancœur est tenace chez Sam Harper (Chris Pine et sa tête à claques, vous l’avez compris, je ne le porte pas sur mon cœur) qui se voit dès le début du film, sur le point d’être viré de son entreprise. Cette première scène justement, elle est bien pratique pour expliquer la suite et sa réaction vis-à-vis de l’argent qu’il pourrait obtenir. En gros, Sam est un beau-parleur au bon cœur, avec une belle copine Hannah (une Olivia Wilde plus « normale » que d’habitude, mise au troisième plan) afin de rendre leur couple glamour, avec une enfance difficile renforcé par un syndrome d’abandon. Tout ce qu’il y a de plus cliché pour le moment. Ah oui, il est sujet au mensonge facile également. C’est après que ça devient intéressant. Première scène dramatique après l’annonce du décès de son père puis avec les retrouvailles avec sa mère Lilian (Michelle Pfeiffer qui a incroyablement vieilli oO) et une claque bien méritée. Puis enfin, on comprend le lien entre Sam et Frankie (Elizabeth Banks) et le film commence enfin (car bon, le début est un peu lent pour tout mettre en place).

Il y a quelques scènes qui tirent sur le pathos, notamment celles avec Michelle Pfeiffer, mais elle réussit à insuffler tellement d’émotion qu’on lui pardonne. Globalement, le drame familial est assez convenu, là où c’est original, c’est au niveau des dialogues. Les répliques cinglantes d’un gamin de 11 ans (Michael Hall D’Addario) qu’il sort avec un naturel déconcertant font mouche fréquemment, et on se surprend à esquisser un sourire de connivence. Même si en regardant les choses en face, lui n’est carrément pas réaliste x’D. Mis à part ça, il faut aussi préciser que le côté « quête de la reconnaissance paternelle même posthume » est un peu ringard, mais ce qui ne l’est pas, c’est la relation entre Sam et Frankie. Banks est excellente dans le rôle, le doute s’insinue dans l’esprit, on l’apprécie, on la soutient, on éprouve de l’empathie face à sa situation (et elle fait pleurer) tandis que Pine est assez monotone (plus je vois des films avec lui, plus je trouve que ses yeux sont étranges et non plus beaux…). Donc voilà, c’est un peu cruche par moment, digne des histoires à l’eau de rose purement américaines où on devine le début dès les premières secondes, mais cela n’empêche pas d’avoir envie de regarder le film, rien que pour voir ce qui va se passer :’). Par exemple, j’ai appris que du sodium dans l’eau créait une explosion x’D.

Avec ça et des cameos de Jon Favreau et Mark Duplass, People Like Us devient un film qui n’a pas du tout marché mais que je conseille de regarder si vous avez du temps ou envie qu’on vous raconte une belle histoire. L’important n’est pas de se prendre la tête en disant que de toute manière c’est limite incestueux ce que Sam fait, mais simplement accepter que c’est un type un peu paumé qui voudrait bien agir dans sa vie :’). Je ne pense pas qu’on puisse le décrire comme mielleux, mais juste prévisible. Ça ne dégouline pas d’amour quoi.