Petit retour au « Paradise »

La série n'est composée que de 2 saisons.

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Avec cette série, je réalise à quel point un personnage féminin fort est important pour moi. Pour que j’apprécie une série tout simplement. Ce n’est même pas une question d’identification ou quoi, mais souvent, il y a un équilibre entre les différentes dynamiques des personnages que j’apprécie. En fait, The Paradise, c’est la version un peu cheap de Mr Selfridge. Sauf que Denise est bien plus charismatique que la Agnes de chez Selfridge’s. Et en plus, c’est plus cliché, mais ô combien plus prenant d’avoir une romance avec le directeur des lieux. Mais ça n’a pas marché. Après, ouais, c’est une adaptation du Bonheur des dames à l’anglaise. Sans le petit twist de la femme de « Moray ». La petite campagnarde débarque en ville chez son oncle qui est tailleur, mais il est proche de la faillite à cause du grand magasin qui a ouvert en face, « The Paradise ». Le propriétaire des lieux est un charmeur, un homme d’affaires intelligent et beau parleur. Mais notre héroïne a plus d’un tour dans son sac, elle va se faire embaucher et révolutionner le petit monde du Paradise grâce à ses idées. Elle va donc attirer l’œil du grand patron et avec la jalousie d’autres vendeuses tout comme celle de la fiancée du patron.

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Ça avait démarré une année plus tôt que Mr Selfridge, et ça a été annulé au bout de deux saisons. Je pense que c’est dû aux acteurs inconnus :’/. Enfin, inconnus, façon de parler. Y a quand même Matthew McNulty <‘3, ou encore Elaine Cassidy, même Emun Elliott n’est pas un sombre inconnu… J’ai foi aussi que Joanna Vanderham ira loin :’). Elle m’avait bien plu dans What Maisie Knew déjà. Ce qui est assez étrange, c’est que parfois, j’ai l’impression qu’ils surjouent. Dans la parodie. Ou alors je ne suis vraiment pas habituée aux manières de la fin du XIXe… Comment ça se fait que Mr. Selfridge ait une saison 3 (qui démarre prochainement) ? C’est un peu plus politique, certes, et avec plus de moyens, mais The Paradise avait le mérite d’être plus dramatique. Enfin, bref.

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La personnalité de Denise est assez impressionnante. Je suis admirative, surtout à cette époque, une femme qui a le sens des affaires et qui veut escalader l’échelle sociale… Bien sûr, je me rends compte que c’est très romanesque, et il y a trop de gens bien dans cette série, mais qu’importe, c’est prenant. Concrètement, il n’y a que des gens « biens » en fait x’D. Même les méchants ne sont pas vraiment méchants, ils trouvent toujours rédemption x’D. En soi, c’est une petite ville, des petites gens, alors c’est normal que ce soit aussi simple. Et c’est ça que j’aime bien. La simplicité de leurs problèmes. Pas de prises de tête, juste les relations normales entre les gens, jalousies, ambitions, etc. La classe populaire VS l’aristocratie. Ce qu’il y a de vrai haha. Puis c’est clairement elle le personnage principal de l’histoire, qui aide les personnages secondaires. Alors que chez Selfridge’s, le propriétaire des lieux n’est pas vraiment celui qui aide tout le monde même s’il se prétend proche de ses employés… Oui, The Paradise était définitivement plus sympa à suivre.

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« Last Tango In Halifax »

Il n'y a qu'une saison pour le moment :').

Last Tango In Halifax

Je suis très terre-à-terre sur ce qui me donne envie de regarder une série. Les deux premiers critères sont le plot (quand même) et le casting (et ça s’étend aux gens rattachés au projet). Ensuite, il y a l’originalité du titre et la chaîne qui diffuse la série. Sans oublier que quand c’est une série anglaise, je fais une exception quand aucun de ces critères n’est rempli. Dans le cas de Last Tango in Halifax je n’en avais jamais entendu parler vraiment (sauf de la plume de My TV is rich et ça remontait à quelque temps déjà que je l’avais presque oublié) mais le titre m’avait interpelée. J’aime bien Anne Reid (Marchlands, Upstairs Downstairs et récemment vue dans le film Song for Marion) sans pour autant la trouver extraordinaire. Ce qui m’avait un peu rebutée au début, c’est l’aspect drame familial intergénérationnel de la série (j’ai vraiment du mal, c’est pour ça que j’ai jamais accroché à Brothers & Sisters même si j’arrive à faire une exception pour Parenthood).

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Ma première agréable surprise vient de la mise en place du premier épisode. Pas de chichi, d’intro de 20 minutes, on est balancés dans le bain. Donc oui, la grand-mère qui retrouve son amour de jeunesse, la mère qui se fait supplier par son ex-mari de le reprendre et qui entame une relation avec une de ses collègues, et les enfants plus ou moins parfaits. Ben on nous le dit le plus naturellement du monde comme si on était déjà au courant lors des 10 premières minutes. Et c’est vraiment chou. C’est « uplifting » comme diraient les seniors *sort*. Du coup, on s’intéresse à cette famille. Ou plutôt, à ces deux familles puisqu’on va suivre non seulement la matriarche en la personne de Celia (Anne Reid donc), mais également le patriarche avec Alan (Sir Derek Jacobi). Dans la première, une famille bourgeoise qui connaît les petits pétrins du quotidien, dans la seconde, une famille plus dysfonctionnelle avec un petit-fils à problèmes et une mère célibataire qui n’a pas froid aux yeux.

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Vous savez, mon délire de « j’aime bien regarder une série quand des gens beaux évoluent dans mon écran ». Ben cette série dément mon affirmation ^^. Désolée pour les acteurs, mais leur style anglais est trop prononcé pour les trouver classiquement « beaux » x’D. Le fait que ce soient des seniors d’une part, et des adultes d’âge mûr de l’autre, qui retrouvent l’amour, ça ajoute une émotion supplémentaire au drama et n’offre pas vraiment un terrain propice au bavage *sort*. Traitez-moi de sensible, de vulnérable petit coeur d’artichaud ou ce que vous voulez, mais une fois devant cette série, on ne peut pas ne pas trouver la situation touchante et pousser des petits « owww ». Oui, oui, face à la normalisation du divorce toussa, voir que nos grands-parents peuvent aussi retrouver un second (ou 3e, ou Xe) amour, c’est mignon.

 

(Ce billet est un peu court, c’est pour compenser avec le précédent :’p. Je voulais juste partager cette petite série sympathique comme sait si bien le faire la BBC au cas où vous auriez un creux et tout ce qu’il y a sur votre disque dur ne vous inspire pas ^^. 6 épisodes et c’est bouclé ! Le tournage de la saison 2 vient de débuter :’)

« The higher you get the farther… the fall. »

Eh ben non, je ne parle pas de "Smash". Episode 3 :').

Je crois que c’est ma dernière série de serial killer là. Ma prochaine entrée sera plus légère ^^. The Fall, à part l’avoir eu en ligne de mir car il y a la fabuleuse Gillian Anderson (la plus anglaise des actrices américaines j’ai l’impression Any Human Heart, Great Expectations, Johnny English Reborn :’D) et parce qu’il s’agit d’une production BBC, n’a pas fait grand bruit en sortant. Même s’il y a le beau gosse de Once Upon a Time, Jamie Dornan aka le Sheriff, ça n’aura pas suffit. Cinq épisodes sont prévus (mais bon, les chiffres et moi c’est pas le grand amour alors il me semble….). Créée par Allan Cubitt, cette fois-ci, il s’agit d’un vrai thriller et non d’un drame caché ou d’un message à l’humanité x’D. Et franchement, ça fout la trouille. Je suis une véritable chochotte concernant les films/séries d’horreur, je l’admets volontiers (j’ai tenté de regarder American Horror Story pour Sarah Paulson mais j’ai échoué lamentablement), mais même si j’étais une spectatrice endurcie, The Fall met mal à l’aise et reste très morbide. Je suppose que c’est ce qu’on peut appeler un thriller psychologique avec une atmosphère particulière *sort*. Il ne faut donc pas être surpris par la lenteur de la série, ça correspond bien au style puisqu’il faut faire monter la tension, bien torturer le spectateur avant de faire péter le champagne, ou plutôt la bière dans notre cas. Le fait que ça se passe en Irlande, ça joue aussi je pense. Plus vrai, la campagne toussa :’D.

Très dommage que personne ne la subbe soit-dit en passant, car je pense que le TS doit faire à tout casser 400 lignes par épisode tellement ils parlent peu pour un épisode de 55 minutes :’D. Tout est dans l’ambiance effectivement. Et dans l’ingéniosité de la narration. En tant que spectateur on sait qui est le tueur. Bon point. Mais contrairement à Dexter, on ne lui pardonne pas ses actes car il est difficile d’éprouver de l’empathie. Dornan est juste flippant. Il prouve donc qu’il est plus qu’une belle gueule (ancien mannequin pour Calvin Klein quand même, et de le voir en jogging par exemple, ça lui porte un coup x’). Paul Spector est (encore) un psychothérapeute, à croire qu’ils sont vraiment atteints… père de famille le jour et se livrant à des activités plus que douteuses la nuit. C’est le point qui me déçoit le plus, sa vie de famille. Sa femme et sa fille ne servent vraiment pas à expliquer sa psychologie. Mais ça viendra peut-être.

Mais c’est plus complexe que de la simple tuerie. L’obsession est fascinante. Par la mort, le sexe. Le fétichisme également. La vue du sang est un vrai spectacle, on rentre dans le quotidien de Spector, on l’accompagne dans la tuerie et son rituel qui suit. Ce n’est pas lassant, car c’est plutôt amené intelligemment, on sent que toute scène a une signification et que l’histoire est imbriquée d’une telle manière que ça va marcher. D’ailleurs, d’habitude, c’est dans les cop shows où on voit 3 minutes la victime lors de la scène du meurtre et basta. Là, on la suit un peu plus, le temps de vouloir s’y attacher avant que… Voilà quoi x’).

Et au final, la gentille fliquette qui est censée arrêter le méchant n’est pas toute blanche. Heureusement, sinon ce serait ennuyeux. Stella Gibson n’est pas qu’une excellente agente, elle est également une femme de pouvoir. Le parallélisme entre le tueur et elle-même est assez flagrant. Ce côté maniaque, la place du sexe dans leur vie, le professionnalisme, la froideur… Si elle ne savait pas maîtriser ses ardeurs, peut-être qu’elle pourrait changer de bord. Ce qui est drôle (même si ça ne fait rire que moi –‘), c’est que dans Hannibal, Anderson joue la psy du Dr Lecter alors que là, elle est dans le rôle de la représentante de l’ordre qui doit arrêter le coupable :’D. La tension est toujours palpable car étonnamment, ils ne se sont jamais rencontrés (j’ai hâte d’ailleurs). Et en prime on a le droit à une Archie Panjabi qui passe le coucou ^^. Après, il y a des histoires secondaires, avec des affaires de drogue (comme d’hab), de corruption (toujours) etc, je me demande vraiment comment en deux épisodes restants ils vont conclure ça oO. Pour le moment, je dirais que j’aime bien, mais ça pèse quand même sur ma petite tête alors j’ai du mal à y adhérer à 100% ^^.

Dans ce genre de cas, soit le tueur est arrêté, soit on s’approche de son identité sans pour autant avoir tout résolu à la fin. Il faut tout de même garder l’intérêt du spectateur pour la saison 2 qui a déjà été commandée par BBC.