La légende de Galavant

Saison 1. 8 courts épisodes.

galavantcanren4-700x400

J’espère vraiment qu’il y aura une saison 2. Galavant, c’est un peu tout ce qui parle à mon fangirlisme. Merci ABC.

Le Prince Galavant, héros des contes de fées toujours prêt à défendre la veuve et l’orphelin, est en guerre contre l’affreux Roi Richard qui lui a volé l’amour de sa vie, la belle Madalena. Pour la retrouver et réconquérir son coeur, il doit traverser les royaumes, les montagnes et les forêts, combattre des dragons, déjouer les pièges de son ennemi juré.. et chanter !

Des chansons : Made in Broadway totalement. Des paroles d’Alan Menken (en équipe avec Glenn Slater), le type derrière Raiponce. Raiponce qui amorçait le tournant juste avant La reine des neiges. Où Mandy Moore et Zachary Levi chantaient des sérénades. Mais aussi l’auteur d’Aladdin, nominé aux Tony Awards de l’an dernier, et de bien d’autres. Dans Galavant, les chansons sont modernes, avec des jeux de mots comme on les aime. Les paroles sont d’ailleurs un peu osées parfois x’D. Dans l’ensemble, je trouve que ça manque de duos ou de chansons de groupe, mais l’enchaînement naturel des lignes me plait énormément. On n’est pas non plus à Broadway, mais après le désastre de Peter Pan Live!, Galavant propose des chorégraphies probables pour ces acteurs. Ils prennent en compte leur environnement, font quelques pas, et ça suffit. Pas besoin d’en faire des tonnes.

Beaucoup d’Anglais avec des guests : La majorité du cast est anglais et ça fait toujours plaisir. Ils parlent posh, ils sont parfaits dans ces rôles de gentes dames et damoiseaux. En plus, on a droit à Hugh Bonneville et Ricky Gervais (et même John Stamos, mais il ne chante pas :’O). Vous aurez reconnu Magnitude de Community en écuyer :’D. Ce qui est bien aussi, c’est que ces guests ne sont pas juste là pour dire « tiens, c’est Machin », non ils contribuent réellement à l’avancée de l’histoire.

De l’humour décalé : Oui, ça reprend le point précédent, ce sont des Anglais avec un humour décalé. L’idée était de penser aux Monty Python. Effectivement, ça s’en inspire, mais ça me fait aussi penser aux spoofs du genre Sacré Robin des Bois. Le ton est léger mais ce n’est pas non plus benêt. Le concept en lui-même est déjà assez saugrenu ^^. Des gens qui chantent sur fond médiéval pendant 20 minutes… Qui aurait cru que ça attirerait des téléspectateurs. Ça se passe au Moyen-âge, oui, mais avec un langage comme celui d’aujourd’hui. Avec plein de petits anachronismes rigolos. C’est frais, et même si c’est très « gros » parfois, le manque de subtilité ne change rien au fait que d’autres répliques sont très bien trouvées.

galavant_122314_1600

Des chanteurs-acteurs : L’acteur principal, Joshua Sasse, avant d’être ce chevalier au grand cœur (et le héros de Rogue) a fait ses preuves au théâtre. Tout comme Timothy Omdunson (soit, il est Américain). Leurs voix portent bien, et c’est le style de comédie musicale à l’américaine, pas le ringard à la française. On a droit à un style de variétés, bien sûr, mais aussi un peu jazzy. Okay, être un mordu de comédies musicales peut jouer, mais c’est surtout plaisant à écouter pour tout le monde. Très bon point pour le narrateur/barde/bouffon qui introduit les épisodes ou les clôture, avec une belle voix.

Des personnages clichés mais attachants : On s’en doute dès les premières minutes, quand Madalena se montre sous son vrai jour, loin des princesses de contes de fées, Galavant ne peut pas finir avec elle. Mais son retournement de veste permet de bonnes phrase bien drôles. Le meilleur reste sans doute le Roi Richard, son côté chouineur mais enthousiaste fait penser au roi Jean du Robin des Bois de Disney ^^. Et même les personnages secondaires remplissent bien leurs rôles.

Une histoire simpliste : Dès le pilote, on entre dans le vif du sujet. L’histoire se met en place rapidement. D’accord, ce n’est pas très original, mais ça permet de visiter le royaume, de participer à des tournois, de rencontrer des pirates, un petit village, des magiciens. C’est une aventure digne d’un chevalier pour secourir sa belle. N’oublions pas qu’on a eu droit qu’à 8 épisodes, si prochain saison il y a, peut-être que les personnages seront plus développés…

Et franchement, la fin est une très belle fin. Je ne m’y attendais pas du tout, et j’espère vraiment la saison 2.

Publicités

Sous le charme d’Agent Carter…

Les deux premiers épisodes.

agent-carter-poster-marvel-serie

C’est la pause hivernale d’Agents of SHIELD, alors Marvel Studios devaient bien sûr décocher une autre corde de son arc. Ils nous offrent Agent Carter, mini-série de huit épisodes, qui s’inscrit dans la continuité du film Captain America sur la vie de Peggy Carter à la mort de Steve Rogers. C’est de la classe des années post-guerre, une femme émancipée devant un parterre d’hommes misogynes, un petit filtre pour faire revivre l’époque. De toute façon, la seule chose à sauver dans le premier de Captain America à mes yeux était Peggy Carter. J’en attribue tout le mérite à la présence de Hayley Atwell. Et une série centrée autour de ce personnage ne pouvait qu’avoir du potentiel. La mini-série a le charme anglais à son avantage, non seulement Atwell mais aussi James D’Arcy. Je veux être claire, je ne m’y connais rien en Marvel. Pour moi, ce sont des super héros un peu trop héroïques, avec des super pouvoirs, parfois pas, je ne connais pas leurs relations ou quoi. Mais ce que j’apprécie chez Carter, c’est sa normalité et son côté Bond au féminin, et j’ai envie de dire qu’on n’a même pas besoin de connaître l’univers de Marvel pour suivre Agent Carter qui est une excellente surprise.

abc_marvels_agent_carter_cast_jc_150106_16x9_992

J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ces deux premiers épisodes. Visuellement intéressant, même si c’est une série d’ABC, on sent qu’il y a une véritable volonté de paraître authentique derrière. Et même les « effets » sont plutôt pas mal, on n’a pas trop mal aux yeux devant les CGI. Ça frôle le film noir, avec des touches d’humour. « Now Is Not The End » résume très bien l’esprit de Peggy après la perte de Captain America, sa reconstruction, ses capacités gâchées, elle cherche à donner un sens à sa vie… Grâce à ça, ils ont inséré des séquences du film, qui jouent bien leur rôle de rail de lancement. Au final, l’épisode était bien trop court ! Il y a de l’action bien pensée (et même sur fond vert, pour la télévision ça reste admirable), une petite touche d’émotion (la fragilité émotionnelle de Carter même si elle essaye de donner le change), et une bonne dose d’espionnage (avec les accessoires d’époque). Rien à voir avec Agents of SHIELD qui a des saisons de 22 épisodes et qui a une tripotée de personnages qu’il faut soutenir. Avec ce début de mini-série, on pose les fondements d’une suite qui s’annonce plus feuilletonnante.

agent-carter-tv-show-poster-01-3949×5000Okay, l’histoire est un peu facile, Howard Stark (toujours interprété par Dominic Cooper qui fait des apparitions) est accusé de trahison pour avoir vendu ses armes à l’ennemi. Il demande à son amie Peggy Carter de laver son nom. Même si c’est simpliste, c’est efficace, c’est la porte ouverte aux inventions en tout genre, à l’intérêt même de Carter. Elle, bien sûr, se retrouve après la guerre, « agent » au sein de la cellule du SSR (Strategic Scientific Reserve) qui la prenne un peu pour… une femme. « I didn’t know our government had such good taste in secretaries. What’s your name darling? – Agent. » Et c’est l’une des autres raisons pour laquelle Atwell est excellente, elle ne se fait pas marcher dessus, mais en gardant cette féminité propre des années 40 (ça fait plaisir de voir un personnage féminin aussi impressionnante). On a pu lire que c’était sûrement l’ancêtre de Sydney Bristow, mais en tant qu’espionne, Carter se démarque par son improvisation plus originale (et ses petits gadgets ont plus de style), et en tant que personne, ce n’est pas une Calimero.
Bon, les personnages secondaires s’annoncent sympathiques aussi, malgré la caricature de celui de Chad Michael Murray en fédéral imbu de lui-même qui se prend pour un beau gosse et qui veut sa femme à la maison. Ça fait plaisir de revoir Enver Gjokaj dans un rôle plus récurrent depuis Extant :’). James D’Arcy apporte l’humour british, et ça allège un peu l’atmosphère. Je sens que Lyndsy Fonseca va avoir un rôle plus important à jouer, parce qu’on n’embauche pas quelqu’un qui sait se battre pour un rôle de serveuse de diner. Et j’ai hâte de voir arriver Bridget Regan.

Bon, sinon, de chez Marvel, il y a Daredevil qui sort en avril…

« Manhattan Love Story » VS « A to Z »

Enfin des formats 20 minutes !

Les deux comédies romantiques du moment. Ça va même plus loin, ce sont deux séries où le mot « romantique » prend tout son sens moderne. J’ai envie d’emprunter la phrase de 500 Days of Summer, « This not a love story, it’s a story about love »… TINTINTIN ! Elles suivent le même format de 20 min, la même légèreté et le but de trouver l’amour. Ce qui est bien, c’est qu’on sait déjà qu’ils vont se mettre ensemble. Dans les deux cas. Sauf que dans ce genre de séries, ce n’est pas la destination qui nous importe mais le voyage x’).

manhattan-love-story-a-to-z_article_story_large

L’alchimie de couple : Zelda-Andrew (d’où le A to Z hihi, j’aime bien Zelda comme prénom) et Dana-Peter (en fait, rien que la photo est la preuve que les bruns vont mieux ensemble)… Le premier prend le parti d’être à contre-courant en faisant passer l’entité masculine pour un fou romantique tandis que l’entité féminine est la plus blasée. Ça me rappelle d’autant plus 500 Days… En fait, toute cette histoire, de la manière dont c’est traité avec la durée de leur relation toussa fait penser que Rashida Jones (la créatrice et les autres scénaristes) a vu le film avec JGL et Deschanel. Ils s’habillent même pareil ! Oui, leur aptitude à jouer rentre sûrement en jeu. Cristin Milioti (c’est elle dans la version américaine de Once à Broadway et a été nommée pour un Tony ^^) a été tellement populaire dans la dernière saison de HIMYM qu’ils ont créé une fin alternative x’). Le petit Ben Feldman est passé par la case Mad Men, Drop Dead Diva… Quant aux autres ? On a pu voir Analeigh Tipton dans Crazy Stupid Love (mais aussi dans Damsels in Distress) et Jake McDorman dans Greek et plus récemment dans Shameless US. Bref, ils ont tous de l’expérience déjà et jouent vraiment bien leurs rôles respectifs. Mais la timidité un peu provinciale de Dana est un peu irritante… Et de manière générale, Andrew et Zelda ont plus de répartie, merci l’écriture quoi.

ABC's 2014 Summer TCA Tour Portraits

Les sidekicks : Je suis totalement partiale car il y a Lenora Crichlow (Being Human UK) avec tout ce qu’il y a de cliché dans A to Z. Sinon les autres personnages secondaires sont ethniquement parlant très divers (un Indien de Outsourced, une Asiate, un roux). Il y a juste la patronne d’Andrew qui en fait des tonnes et qui n’a pas encore trouvé son utilité et est plus agaçante qu’autre chose. De l’autre, on a également un peu d’ethnicité, mais c’est quand même plus restreint. On a rencontré que deux collègues de travail/amis (dont l’un est commun à Dana et Peter) et ils n’ont pas trouvé le bon ton encore. N’empêche, c’est assez similaire, deux-trois collègues du côté du mec, la meilleure copine de la fille, peu importe leurs caractères, on trouve cette même configuration.

HARG1648

Le décor : Les deux séries se passent à New York, mais MLS a le mérite de faire les attractions touristiques dans la bucket list de Dana, et ça, je dis oui ! Qui refuserait de voir un peu la statue de la liberté ? C’est peut-être cul-cul au possible, mais pour ceux qui n’habitent pas New York, ben c’est plaisant, voilà. L’utilisation des bureaux opposés dans A to Z est une bonne idée, je sens déjà les petits mots d’amour collés aux vitres ^^.

Le petit + : Les pensées des protagonistes dans MLS ont le mérite d’expliquer aux téléspectateurs ce qu’ils pensent vraiment. Et je dois avouer que j’aime bien le décalage de l’expression faciale et de la légende de la voix-off. Mais c’est aussi un peu dérangeant car ça coupe l’humour de la scène parfois… A voir s’ils réussissent à les faire intervenir à des moments propices. Dans A to Z, on sait qu’il y a une fin dans huit mois, trois semaines, cinq jours et une heure, que ce soit parce qu’ils vont se marier (IL A RENCONTRE LA MÈRE) ou qu’ils rompent, et on a donc une différente approche où on embarque tout de suite dans l’histoire de leur relation amoureuse.

a-to-z-copy__140508205745-575x383

Pour un pilot, j’ai trouvé celui de A to Z très dynamique, et j’ai bien aimé le split screen du début et les moments où ils ne se rencontrent pas comme par hasard :’). Ce que j’ai trouvé un peu moins bon dans MLS c’est le côté trop terre-à-terre et les larmes à tout bout de champ pour activer le mode compassion des gens. Quand je pense à romance, c’est de l’absurde, du kitsch (même si le speech d’Andrew à Zelda est quand même assez fou même pour son coup de foudre). On sent déjà l’évolution logique des personnages qui vont se laisser influencer par l’autre partie, le Don Juan va se laisser tenter par la stabilité, le romantique va devenir un peu plus cynique etc. Pour que ces séries marchent, il faut vraiment que la dynamique de couple (et Zelda-Andrew fonctionne mieux que Dana-Peter) et les comics reliefs fassent leur boulot. Et pour le moment y en a qu’une des deux qui me semble pouvoir remplir le contrat…

Tout le monde a rêvé de ‘How To Get Away With Murder’…

On l'attendait, et le voilà.

MV5BMTk2MzE5Nzk4NV5BMl5BanBnXkFtZTgwNjUxMjE3MjE@._V1_SY317_CR12,0,214,317_AL_

#HTGAWM qu’il faut abréger #Murder semblerait-il, a démarré à fond les ballons :’D. Audience qui suit comme pour n’importe quelle série de Shonda Rhimes, la case du jeudi soir d’ABC semble plus que conquérante. Mais il faut l’avouer, le pilot de How To Get Away With Murder est certainement l’un de mes favoris si ce n’est mon favori pour le moment. Et Annalise Keating a la classe (enfin, sa veste ne lui va pas génialement bien, mais ça accentue le côté badass)… punaise, « I want to be her » aussi !! Enfin, dans une certaine mesure, car en vérité, je serais juste aussi intimidée que tout son entourage. Ou alors, je me contenterais d’être le personnage de Liza Weir x’). Et en toute honnêteté, même si le cours de droit pénal était aussi intéressant dans nos amphis, je ne suis pas sûre que la compétition ne m’aurait pas tuée avant, et j’aurais quand même fini par abandonner le droit. Mais le côté légal est bien vite enterré par le mystère…

9j739eyy1n5i

Prenons du début. Des petits jeunes qui traînent un cadavre en accéléré, on ne sait qui, on ne sait où. Mais visiblement, ils ne veulent pas qu’on sache qu’ils ont tué quelqu’un x’). Jusque-là, rien de plus normal. Commence alors vraiment la série, trois mois plus tôt, au début de l’année scolaire et du cours de criminal law 101. Ou comme leur cher professeur Keating (vous avez pensé aussi au Cercle des poètes disparus ?) dirait, « comment se sortir d’un meurtre« . Sérieusement, j’espère que ce n’est pas un 101 mais au moins un 201 dans la vraie vie. Car ils ont déjà des points techniques assez compliqués. Mais en tout cas Viola Davis en impose. Sur toute la ligne. Elle a trouvé un rôle où elle va pouvoir briller, et pas briller au même niveau que Kerry Washington, non, bien plus, elle va pouvoir confirmer semaine après semaine son talent. Son personnage est direct, assuré, intelligent mais en même temps avec des défauts humains. Sa plus grande qualité reste qu’elle sait exploiter les faiblesses des autres. Et on aimerait avoir un don de la parole comme le sien. On aura droit à une petite affaire subsidiaire juridique par semaine, que notre avocate pénale résoudra avec ses mignons qui se mettront en valeur chacun à leur tour probablement, et pas toujours de manière élégante, mais avec la trame de fond de la ligne temporelle « actuelle ». Je m’en fais pas trop pour les scénarios, ça fait 11 ans que je suis Grey’s Anatomy

howtogetawaywithmurder_pilot_violadavis_justice_1200_article_story_large

L’absence d’Asher (oh punaise, autant Matt McGorry est super adorable dans Orange is the New Black, autant il est insupportable là :’D) ne prévoit pas de bonnes choses pour lui, il va sûrement tomber dans le nombre des morts ^^’. Les autres étudiants ne sont pas non plus des inconnus, vous aurez reconnu Dean Thomas de Harry Potter (si, si, il a grandi et a un accent américain, mais c’est lui) dans le rôle de Wes, l’Afro-Américaine lèche-botte avait joué dans Black Box (heureusement qu’elle a décroché ce job là après x’), et le petit gay (pour le quota et les critiques) avec un sourire en coin dans Twisted. Pour le moment, j’ai bien aimé Laurel, un peu emo super timide qui apporte ses talents telle une ninja qui espionne dans les toilettes (nouvelle dans les séries américaines) et la gothique voisine de Wes, qui avait joué la morte de The Killing. Je n’ai d’ailleurs pas très bien saisi son rôle à elle et à son copain dans la suite de l’histoire. Certes, ils semblent connaître la blonde morte, mais est-ce qu’ils sont impliqués ? Ce qui est le plus intéressant pour le moment, c’est la relation entre Wes et Keating. On sent déjà la mentor face à son padawan, mais le fait qu’il détienne un avantage sur elle rend cette situation intéressante si le gamin ose s’en servir. Puis on a quasiment l’épisode du point de vue de Wes pour le moment, alors il faudra voir par la suite…

BACKGROUND: MATT MCGORRY, KATIE FINDLAY, ALFRED ENOCH, KARLA SOUZA, AJA NAOMI KING, JACK FALAHEE, BILLY BROWN, LIZA WEIL, CHARLIE WEBER;  FOREGROUND: VIOLA DAVIS

Alors oui, c’est très irréaliste, malgré le fond criminel, ça reste un bon vieux drama à la limite du soap (moins que Grey’s et Scandal pour le moment) appartenant au Shondaland, ne l’oublions pas. Ce qu’on attend ici, c’est de l’humour, des intrigues alambiquées qui nous baladent (tellement tarabiscotées que ça en tire sur le ridicule), la résolution de l’affaire grâce à la supra intelligence de l’héroïne (c’est la meilleure, et alors ?), un happy ending même pour les criminels, des relations qui se font et se défont (et tout le monde qui trompe tout le monde), des personnages tellement stéréotypés qu’on n’aurait même pas pu les imaginer (et qui ont encore le temps bien définir leurs contours). C’est aussi vrai qu’on sert des plats tout préparés sur un plateau au téléspectateur qui ne réfléchit pas (ah bon, les deux morts sont liées :’O ? Mais comment !) mais qui est diablement diverti. J’ai bien aimé le dynamisme de l’épisode, et si les scènes en accélérées deviennent une signature de la série, ça ne me dérangera pas le moins du monde. L’ambiance un peu noire donne une petite touche d’originalité à l’ensemble. Je pense être très enthousiaste pour le coup, car je n’en espérais pas tant. Sur la forme, c’est une énième série de network à des lieux de l’écriture de The Good Wife ou même de l’humour de Castle, mais il y a tout ce qu’on peut attendre d’une série grand public. Bref, Murder, she said.

Dès la fin de l’épisode on a deux morts, le mari donc, et la jeune étudiante du campus de Middleton. Quelque chose me dit que les cadavres ne vont pas s’arrêter là. Ma théorie reste pour le moment que les élèves croient que leur prof a tué son mari car il l’a trompait. Sauf qu’en vérité c’est la version avocate de Paris Geller qui l’a tué car elle avait également une liaison avec lui, donc crime passionnel. Mais Keating a disparu et ses élèves ne savent pas trop quoi faire, donc ils enterrent les preuves…

Et les séries reprennent petit à petit…

Bon, c’est vrai, il y a les nouvelles séries, mais il y aussi les anciennes qui reviennent. Voici un petit méli-mélo de cette reprise 2014 pour les séries que j’ai vues… Ah oui, bien sûr, ça spoile.

shay

Chicago Fire : FUCK THIS. Pardon pour la vulgarité, mais je ne sais pas quoi dire d’autre. Je n’avais rien lu cet été qui pouvait me donner un indice sur le chemin qu’allait emprunter cette nouvelle saison de CF. Et je m’attendais encore moins à cette mort. Je ne sais pas si je suis juste énervée, affligée ou alors blasée. D’accord, il fallait un mort, et bien entendu, cela ne pouvait pas être un des pompiers qui se sacrifiait (même un secondaire, Mouch, Cruz ou Hermann, ils me sont totalement indifférents ils étaient dispensables x’), mais non, possibilité même pas envisagée. Tuer Shay permet de faire briller Severide, comment il va faire face à la mort de sa meilleure amie. Je ne traiterai pas les scénaristes de misogynes, mais bon, la frontière est proche. Et ils ont osé la remplacer par une pâle copie qui a le droit à sa propre scène pour se mettre en valeur en sauvant une victime… Elles se ressemblent jusqu’au grain de beauté, sérieusement ! Je ne suis donc pas sûre de continuer avec autant d’enthousiasme cette série, car je ne regardais que pour elle (Lauren German était particulièrement belle dans l’épisode x’D), Peter Mills, Dawson (très belle scène où elle exprime son syndrome du survivant) et le Chief… Vous n’êtes pas contents ? Dommage pour vous, car c’est pareil !

LiamandAmy201_800x533-550x366

Faking It : Oui, c’est une reprise très logique. Le lendemain du mariage, Amy et Liam au lit, Karma qui tente tout pour se faire pardonner, Lauren et Shane qui fraternisent… somme toute, un épisode divertissant de Faking It ! Le mélodrame actuel, encore un secret d’adolescent (ça s’engouffre dans la veine Awkward. du triangle amoureux impossible), devient de plus en plus impossible à dénouer semble-t-il sans qu’un des trois n’en souffre sérieusement. Sauf si comme dans Awkward. tout se passe miraculeusement bien x’). Et le petit twist de la poubelle était prévisible à des kilomètres à la ronde. Je me demande juste si Lauren était gentille pour un épisode ou si elle va plus ou moins le rester pour le reste de la saison (et petit clin d’œil à Bunheads avec son poster des pointes de danse sur sa porte ^^). J’aurais tendance à prendre le parti d’Amy… mais étrangement, j’ai trouvé la réaction de Liam assez réaliste aussi (même s’il ne sait toujours pas jouer le pauvre). L’épisode est passé rapidement, comme tout dans cette série, il y a plein de maladresses mais on pardonne avec MTV (ça me fait penser qu’il faut que je regarde Finding Carter pour essayer).

the-good-wife-6-01-alicia-and-finn

The Good Wife : L’impatience rongeait son frein, mais je dois avouer que j’ai été déçue un peu par cette reprise. Bien sûr, Eli allait proposer à Alicia de se porter candidate pour le poste de state attorney, jusque-là, pas de surprise. Mais la suite…  L’opposition Polmar/Alicia me rend triste, j’espérais qu’ils allaient devenir amis ou du moins collaborer autrement que sur une affaire… En plus, mettre Cary en prison pour faire revenir Bishop, cette idée m’a un peu ennuyée. Concrètement, c’est très bien écrit et pensé, car non seulement c’est un moyen de faire revenir des personnages (genre Kelli Giddish après des années d’absence lolilol), mais ça donne un coup de poussière à nos souvenirs aussi. Le truc reste que je ne voulais voir qu’une chose, comment Diane allait être embauchée par Florrick/Agos (et secondairement, j’ai hâte de voir la campagne d’Alicia) x’D. Okay, l’épisode est très tendu, aucun doute là-dessus, et c’est ce qui est fort car on ne devine jamais où est-ce que ça va mener… Ah oui, Kalinda a l’air d’être sur une meilleure voie cette saison alors qu’elle n’était que l’ombre d’elle-même dans la dernière. Alors kudos pour son perso qui revient un peu sur les rails :’).

MING-NA WEN, LUCY LAWLESS, NICK BLOOD, WILMER CALDERON, HENRY SIMMONS, CHLOE BENNET, PATTON OSWALT

Marvel Agents of SHIELD : Honnêtement, ça s’annonce bien. Ils ne sont pas retombés (encore) dans les travers du début de la saison 1, le groupe se reconstruit, Coulson a vraiment pris son rôle de directeur à bras le corps. Non, je n’aime pas la frange de Skye ni la barbe de Ward, en revanche, la moustache de Talbot est vraiment ringarde à souhait :’D. L’arrivée des nouveaux est un peu survolée mais je suppose qu’ils vont revenir là-dessus plus tard, ils en ont profité pour amener le mystère de cette nouvelle saison. Choix stratégique, ça lance une nouveauté, et on donnera sans doute une chance aux ajouts du cast (même s’ils ne me convainquent pas du tout, surtout la perruque de Lucy Lawless). Comment ne pas mentionner la fin de l’épisode qui est juste émouvante aux larmes ? FitzSimmons :'(… Nul besoin de confirmer le talent d’Iain de Caestecker (vivement Lost River sur nos écrans). Je ne m’en doutais pas du tout, naïve comme je le suis… Et les premières images d’Agent Carter sont très jolies et ont attisé ma curiosité, je l’avoue. Surtout la classe d’Hayley Atwell *soupire*.

640x426xnetloid_sleepy-hollow-season-2-episode-1-recap-this-is-war-640x426.png,qcf9e5e.pagespeed.ic.xbjBg1-c_6

Sleepy Hollow : Beaucoup d’action pour ce nouvel épisode, dans le feu de l’action même. Reprise en trombe, qui n’est pas particulièrement mauvaise mais on dirait surtout qu’il n’y a pas eu de pause (la preuve, ils font même revenir l’Asiate), et c’est un peu déroutant, ça faisait plutôt reprise de mi-saison. C’est également déroutant de se prétendre l’apprenti de Benjamin Franklin… Mais au moins l’histoire avance, on suit bien le fil rouge. Il y a pas mal d’incohérences (je ne parlerai pas de la reconstitution du purgatoire car bienvenue au musée des horreurs x’D), mais bon « as usual, impossible becomes our reality ». Je ne sais pas si je suis la seule à ne pas sentir l’alchimie romantique entre Crane et Mills mais s’ils finissent ensemble (car forcément Katrina va mourir), ça va être bizarre. Et il faut l’ajouter, John Noble est de plus en plus flippant. Pas de surprise de ce côté-là, c’était divertissant et ça continue dans la veine de la saison 1.

 

The Voice US : Quoi, ça compte pas :’D ? Pourtant ça a repris, Blake Shelton est toujours génial, comme à son habitude.

« Forever »… Sûrement pas pour longtemps…

Saison des pilots !

ustv-forever-still

Forever, c’est un Ioan Gruffudd mal habillé qui a trop bronzé et qui se prend pour Sherlock Holmes. Mais attention, c’est un Sherlock qui a gagné ses galons avec Burke et Hare car il y connait un rayon en matière de cadavres et d’autopsie avec sa position de médecin légiste. Au moins, il y a une touche d’exotisme, il conserve son accent britannique. A côté de lui, il y a une inspectrice qui est un mélange de Kate Beckett dans le caractère, et de Sydney Fox de par ses traits qui répond au nom de Jo Martinez et est jouée par Alana de la Garza (qui rentre encore dans la peau d’une fliquette). Attention, petit twist, elle sombre visiblement dans l’alcoolisme suite à la mort de son mari ce qui est censé la rendre intéressante. L’autre aspect surprise surprise, c’est que le docteur Henry Morgan (oui, oui, notre héros) est immortel grâce à la foudre. Enfin, du moins à la Highlander, ça se trouve que le fait de le décapiter le tuera définitivement, on le saura certainement plus tard (car bon, grosso modo, on ne sait rien). En bref, se faire frapper par la foudre l’a rendu immortel, et à chaque fois qu’il devrait mourir, il se retrouve tout nu, ressuscité dans de l’eau comme une renaissance mais en gardant son âge. A ce couple qui va finir par se former, professionnellement parlant bien sûr, car l’Immortel est hanté par le souvenir de sa femme morte deux cents ans plus tôt, on retrouve le majordome du héros, qui est le seul à connaître son secret. Recueilli tout petit, le personnage de Judd Hirsch a grandi aux côtés de Morgan, et ils semblent avoir une relation père/fils/grand-père assez confuse. Son rôle est cliché au possible, pas très bavard mais au grand cœur ^^’.

forever-tv-review-abc

On retrouve donc tous les ingrédients des cop shows actuels, d’Elementary à Castle, en passant par Body of Proof  sans oublier Bones et toutes les polices judiciaires. Le héros semble détenir toutes les réponses au bout de trois minutes de réflexion… Malheureusement, on est loin de l’humour de Castle (pardon, mauvaise foi ?) ou de la sociopathie de Sherlock. On peut aussi y voir un peu de Sleepy Hollow, avec le personnage atemporel (et le couplage avec une fliquette), même si effectivement, il a pu suivre l’avancée technologique en la vivant. Mais quand on parle d’un être vieux de quelques siècles, on s’attend à une sorte de maniérisme… que je ne retrouve pas forcément dans le docteur Morgan. On dirait juste qu’il n’a pas de tact et qu’il s’habille comme Neil Caffrey (White Collar)… Pourtant, le décalage temporel se fait parfois sentir, notamment avec la ville de New York, son côté high-tech face à ses costumes trois-pièces. Mais le reste, c’est très léger, et même son humour un peu morbide ne sauve pas l’ensemble.

135382-2539

Gruffudd ne fait pourtant pas un mauvais boulot, il joue correctement son rôle, mais dans  un paysage télévisuel où les couples insolites existent déjà de partout, il ne se fait pas spécialement remarquer. Et il y a clairement un manque d’alchimie entre les deux… Et comme tout repose là-dessus… Je ne sais pas si eux vont faire long feu. Après, je suppose qu’il va y avoir le fil rouge de « l’ennemi », le tueur, celui qui a fait dérailler le train, ce crime qui réunit tous nos protagonistes. C’est un autre immortel *entend le générique de Highlander encore*, quelle surprise ! Mais est-ce que ça va être à la Red John ou à la Moriarty où ce grand vilain ne sera qu’un prétexte, ou est-ce qu’on va réussir à en faire une série un peu plus feuilletonnante ? Car oui, je n’aime pas les stand-alone, et ça ne risque pas de changer de si tôt. Bref, ce pilot est un peu plat, il pose bien la situation mais ne donne pas exactement envie de suivre l’histoire…

« There’s no happy ending… Not for me anyway. »

A jour dans Once Upon A Time. Spoilers :'p.

Ce moment dans Once Upon A Time où on se demande s’ils vont nous sortir tous les personnages de contes de fées au fur et à mesure des épisodes au compte-gouttes… La question donc. Pourquoi je continue toujours à regarder alors que clairement ça devient du n’importe quoi ? Ah oui, je sais. The Evil Queen (Lana Parrilla). La seule et l’unique. Jusqu’au début de la saison 2, j’aurais dit the Evil Queen et Rumpelstiltskin (Robert Carlyle), mais là, avec la seconde moitié, même mon intérêt pour Rumpel (on va se contenter de ça) est retombé alors que mon fangirlisme pour Regina est toujours à son apogée. Episode Tiny que je n’ai pas vraiment apprécié même si pour une fois, l’histoire avance, et même si le guest de Cassidy Freeman était inattendu et sympathique. Et ils se la sont joués Elementary, à échanger le sexe du personnage ^^. J’ai vu qu’August et Graham allaient revenir pour un ou plusieurs épis, j’ai assez hâte ^^.

Je vais d’abord cracher mon venin sur Snow (Ginnifer Goodwin qui est prévue à Monte Carlo d’ailleurs) et Charming (Josh Dallas –‘). Bon sang de bonsoir. Je ne parle pas que de leur niaiserie, ça fait partie des personnages, mais je pense que je parle de leur sérieux en jouant les niais. Il y a quelques temps sur Twitter, on a eu droit à des « dièses » comme #YouKnowYouLiveIn… (avec Tree Hill, Sunnydale) et parmi eux, #YouKnowYouLiveInStorybrooke… Un tweet m’a particulièrement fait glousser, l’auteur disait en gros « quand Snow et Charming se sont fait tatouer « I found you » sur leurs fronts ». *gloussement* C’est tellement vrai. Bon, il y avait d’autres tweets encore plus ingénieux, mais celui-là représentait bien mon sentiment. On le sait qu’ils sont destinés l’un à l’autre, et oui, avec la malédiction brisée, ils se sont retrouvés et ils vivent leur happy ever after. Et ça m’énerve. Ça m’énerve que seuls les gentils ont droit à leur happy ending en occultant totalement la personne qui les a aidés (ph.D en mauvaise foi… Ah oui, des références à Dr Horrible seront disséminées tout au long de ce billet vu le titre x’). Est-ce que c’est ça, la magie des contes de fées ? Sois gentil et tais-toi ? Puis il y un vrai downer et un upper dans leur couple. James/David ne sert que de faire-valoir à une Snow/Mary-Margaret (qui se balade avec un arc et des flèches sur le dos). Ils s’en rendent comptent et tentent de donner à des David des lignes intéressantes… en surface. Ce qui m’irrite de plus en plus, c’est que sous prétexte qu’ils sont des royaux, ça y est quoi, ils dirigent la ville. Et désolée, mais on n’est pas à Fairytale Land, on est dans une petite ville du Maine, avec le téléphone, internet et des armes à feu. Merci.

Prenons l’exemple de Red (Meghan Ory que je trouve fort plaisante à voir à l’écran je l’avoue, même si son dernier manteau en fourrure était atroce). On ne saura pas combien d’innocents elle a tués, son petit-ami faisant partie des victimes, mais pourtant, elle se retrouve considérée quand même comme une gentille, tout simplement parce qu’elle aide Snow à un moment. Un court instant qui tient plus du hasard qu’autre chose. OKAY, elle ignorait qu’elle était un big bad wolf avant qu’on le lui dise. Et jusqu’à ce qu’elle flippe un bon coup toute ensanglantée. Mais elle a quand même tué des gens ! Et même après qu’elle ait appris pour sa « maladie ». Et tout d’un coup elle est pardonnée ? Et elle n’éprouve aucune empathie envers la vraie méchante de la série qui cherche à saisir une seconde chance ? S’il y en a une qui devrait saisir un peu les enjeux du « on a peur de l’inconnu », c’est bien elle. Les monstres à tout-va, et les noms d’animaux de compagnie pas si agréables… Son personnage commençait à devenir fortement inutile jusqu’à l’arrivée de Belle (Emilie de Ravin). D’ailleurs, heureusement qu’elles interagissent ensemble, car sinon, on ne les verrait jamais à l’écran.

Je dis ça car Rumpel encore une fois, on dirait qu’il est aussi voué à vivre malheureux. Il a fait preuve d’une tentative de rédemption en même temps que Regina, je dirais même plus, plus tard, mais toujours avec une arrière-pensée. En plus, c’est un homme violent *sort*. Franchement là, s’il retrouve son petit Baefire, je serais offusquée :’O. C’est un faux gentil, alors que Regina avait vraiment (sincèrement, profondément, avec désintérêt bien sûr) décidé d’aider les petits niaiseux sans rien en retour ! L’autre, il voulait un deal… J’ai déjà choisi mon camp perso x’). Il a frôlé le bonheur en traversant la bordure de Storybrooke, mais évidemment, ça aurait été trop beau… Dans de nombreuses interprétations tant de la malédiction que de la série, il est présenté comme le mastermind des opérations. Il a anticipé ses coups, tout prévu. Quel être d’une intelligence suprême hihi (à quand la création de l’evil league of evil :’p ?). Il faudrait qu’on en sache plus sur sa position vis-à-vis de Cora pour se faire une meilleure idée sur son futur rôle. Car la direction que prend l’histoire me déplaît vraiment avec la quête du fils. Si c’est le fil rouge de cette seconde partie de saison, je suis pas du tout sceptique… Et je suis aussi un peu réservée sur le fait qu’il puisse sortir de la ville. A vrai dire, j’ai juste hâte que ça avance vers quelque chose de plus clair. Car ils temporisent là. Si je ne croyais pas mieux, je dirais qu’ils gardent Hook juste parce qu’il est beau et qu’il ne sert pas à grand-chose…

Là, je vais passer au paragraphe où je vais faire ma fangirl (comme d’habitude) et je vais exprimer mon adhésion au ship Swan Queen (qui a connu un boom après l’incident de la mine). Pourquoi je pense qu’Emma Swan (Jennifer Morrison beurk… également prévue à Monte Carlo) devrait finir avec Regina Mills (*_*). C’est certainement le côté Némésis. Sans oublier que, allô, l’une a adopté le fils de l’autre. L’enfant ne veut pas toujours que ses « parents » se remettent ensemble ? Si on n’était pas dans un monde d’hétéronormativité télévisuelle (enfin, tout court plutôt), il y aurait plus qu’un subtext entre les deux personnages, il y aurait une tension visuelle claire et nette. Oui, je suis persuadée qu’Emma soit le true love de Regina (le coup du chapeau qui s’active à leur contact *toussote*, oui, je vois du subtext partout), tout comme que Daniel était le first love, et que Henry (qu’elle aime profondément) avec la malédiction formaient son happy ending. Bon, d’accord, il y a la malédiction et tout (et le fait mineur que Regina soit la belle-mère de Snow ce qui fait d’elle la « grand-mère » d’Emma huhu). C’est Ginnifer Goodwin qui s’est attirée les foudres des shippers de Swan Queen un jour en disant sur Twitter (source d’infos, c’est fou, vive l’ère numérique. Soit dit en passant, je pense que la popularité de Lana Parrilla est majoritairement due grâce à ce facteur) que jamais (avec visiblement un ahurissement visible), au grand jamais ce ship n’arriverait. En revanche, il y aurait beaucoup de « make out » entre Snow et Charming… Bam, ça n’a pas manqué, les fans ont crié à l’homophobie. Perso, je m’en fiche, je comprends aussi qu’on ne les shippe pas vu que ce n’est pas canon déjà… Et leur véhémence me fait un peu peur, je l’admets. Cela ne veut pas dire pour autant que je ne trouve pas les personnages faites l’une pour l’autre :’p.

Mais justement, à propos de cette curse, ma subjectivité me fait dire qu’elle était en fait une vraie bénédiction pour tous ! Il n’y a eu que Ruby pour dire une réplique dans ce sens. Oui, elle n’avait pas à se transformer en monstre sanguinaire mensuellement. En plus, elle n’est pas la seule à en avoir profité. Jemini n’est plus un criquet qu’on peut écraser, ils ont fait connaissance avec l’électricité et les toilettes (la magie au quotidien), et Grumpy a même eu droit à une nouvelle chance avec Nova. Donc elle a carrément rendu un service public. Après, le hic, c’est que personne ne la croit jamais, je comprends qu’à force ça la saoule et qu’elle redevienne méchante… Tout de même, ils auraient pu la laisser « gentille » un peu plus longtemps et trouver un ennemi commun pour cette saison. L’idée est lancée pour la prochaine… *sort* Mais sa conversation de cœur à cœur avec le Shériff m’a fait un petit quelque chose. J’ai beau détester ce perso d’Emma Swan, je dois concéder que c’est tout de même l’héroïne de cette histoire, et on sait bien que la savior est censée sauver tout le monde, y compris the Evil Queen. Puis 28 années dans un monde sans magie noire (définie comme la source de sa méchanceté dans la série, outre le fait que sa mère soit un peu une… vous voyez), elle s’est quand même un peu calmée. On ne le répète pas assez souvent, « evil is made », et on sait bien par qui. « Here’s a story of a girl, who grew up lost and lonely… Thinking love was fairytale… » (nan mais sérieux, les paroles de Dr Horrible sont juste parfaites :’D). A Storybrooke, elle a pris soin de ses habitants/sujets… Et Archie et Kathryn sont même devenus des « amis ». Rien ne pourra me retirer mes œillères sur sa situation je pense x’D. Pour dire quelques mots sur l’actrice, j’ai trouvé Miami Medical exécrable, Swingtown totalement inutile, Boomtown ridicule… mais je trouve intéressant son travail sur sa voix. On ressent vraiment la différence entre jeune Regina et Mayor Mills par exemple. Bref, c’est mon idole.

(P.S : il faut que je partage mon rêve de voir un épisode chanté un jour. Oui. En reprenant les titres de Disney. Oh my.)