Au bonheur des dames à l’américaine… – Mr. Selfridge

Saison 1. Tout est mieux que réviser ses rattrapages...

J’ai vraiment eu l’impression de voir devant mes yeux la mise en place du Bon Marché comme le décrit Emile Zola. Au bonheur des dames, c’est certainement son roman le plus frivole, le plus drôle et le moins dur. On retrouve toujours sa conception du naturalisme bien entendu, avec sa critique de la société, mais il y a quelque chose de romantique dans cet ouvrage-là :’). Bref, pourquoi je parle de Zola ? Car le grand magasin qui se crée sous nos yeux, c’est le Bon Marché x’D. C’est la classe populaire ouvrière qui côtoie l’aristocratie et les bourgeois. C’est la jeune femme énamourée qui connait ses premiers déboires amoureux. C’est le père de famille qui doit prendre des décisions difficiles. Au départ, je ne savais pas du tout de quoi parlait Mr. Selfridge, j’avais juste vu que c’était une série UK en costume dont le personnage principal était un Américain, le tout fondé sur une histoire vraie (même si je n’ai jamais mis les pieds dans ce grand magasin), j’ai trouvé ça drôle comme idée alors j’ai tenté le coup ^^ (en plus, Jeremy Piven et Grégory Fitoussi sont invités à Monte-Carlo et je me disais que ça pouvait être une bonne opportunité de regarder maintenant x’). Et donc le résumé Allo : Harry Gordon Selfridge lance en 1909 le premier grand magasin londonien, dans le but de rendre le shopping aussi excitant que le sexe. Véritable visionnaire et pionnier, il met un point d’honneur à offrir un lieu magique présentant toute une série d’articles de façon étonnante, inédite, amusante, voire excentrique.

De fait, il y a des points positifs dans cette série. Déjà, c’est anglais. Oui, très facile à dire, mais tout le monde sait que les acteurs/séries anglais/es sont les meilleurs au monde :’D (pas du tout subjectif, hein !). Puis avec la mode des séries en costumes type Downton Abbey ou Upstairs Downstairs (tant dans la période que la petite musique un peu rétro toute dynamique, c’est peut-être des notes de clavecin qui rendent comme ça, j’en suis pas sûre), on peut espérer que l’aspect historique sera plutôt réussi et bien respecté. Ensuite, les acteurs ne sont pas mauvais non plus, Piven d’Entourage qui joue l’Américain nouveau riche et propriétaire des lieux, Fitoussi d’Engrenages (que j’ai toujours pas vu et qui m’attend au chaud sur mon DDE) qui interprète un Français versé dans l’art, une inconnue plutôt charmante qui joue les jeunes héroïnes (Aisling Loftus), et un bon casting harmonieux (et l’info qui sert à rien, il y a la femme de Martin Freeman qui en fait partie). C’est dramatique donc on a le droit aux histoires de liaison, difficultés professionnelles, problèmes familiaux habituels qui font avancer le tout. Et enfin, c’est une adaptation d’une personnalité réelle, et ça, même s’il y a de nombreuses libéralités, c’est toujours quelque chose qui me plaît car on apprend des choses ^^. Ils en profitent également pour mettre des événements de l’époque comme les Suffragettes :’). Le mélange de tout ça se regarde facilement, mais sans pour autant en rendre accro.

Malheureusement, ces 10 épisodes comportent pas mal de maladresses… L’histoire en elle-même tout simplement. Ça manque de répliques explosives qui font qu’on est happés par l’histoire. Au final, c’est juste un drame en costumes comme n’importe quelle autre série et n’apporte rien de plus. A la limite, on pourrait transposer l’histoire dans notre époque d’aujourd’hui que ça ne changerait rien. Je pense que le côté exagéré de Selfridge n’attire pas les foules. Non pas que Piven se débrouille mal, au contraire, mais cette opposition US/UK ne marche pas à fond. Pourtant, son entourage (pun intended *sort*) le soutient vraiment bien (ça me fait plaisir de revoir Zoe Tapper d’ailleurs). Oh, tant que j’y pense, il y a quelques scènes en français, et ça ne sonne pas du tout XIXe début du XXe comme façon de parler. Le spectateur entre bien dans le côté coulisses des questions d’argent, de relations, de politique même, mais du coup, il est délaissé dans le cercle de la classe un peu plus « populaire ». Et le tout tombe un peu à plat. On dirait qu’ils n’ont pas trouvé vraiment l’angle d’attaque. Il manque même de cet humour anglais propre aux drames :’p. Eh bon… difficile de ne pas faire la comparaison avec Downton Abbey justement, avec cette dualité des classes etc. mais il vaut mieux oublier ‘-‘. On ne s’intéresse tout simplement pas assez aux personnages.

Du coup, saison 2 commandée déjà, c’est mieux que d’autres séries donc je ne me plains vraiment pas, mais j’espère qu’elle va se trouver et pas papillonner avec 50 000 storylines différentes et se concentrer un peu pour s’améliorer.

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