Des avantages d’être une éponge.

Avec Tucker Bryant, Hermione Granger, Percy Jackson, Addison Montgomery, Amber Holt, Elena Gilbert, Bobby Donnell…

Synopsis Allo : Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un « loser ». En attendant, il reste en marge – jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

Le lycée. Cette étape de la vie qui semble à la fois comme hier et à la fois très lointaine. Des années d’horreurs subies, de joies passées, de premiers moments et des derniers. Une nostalgie, une identification, c’est tout ça The Perks Of Being A Wallflower (ou Le monde de Charlie en VF). Charlie, dont le meilleur ami vient de se suicider l’été dernier, rentre en seconde dans un lycée où il n’a aucun ami. Bizuté, vu comme un type bizarre, son dialogue intérieur avec son « cher ami » explique au public son point de vue. Souvent, oui, on connaît cette phase de solitude avant que ne serait-ce qu’une seule personne nous remarque et nous apprécie pour ce qu’on est.  Ce moment précieux où on se sent entouré par des gens qui comptent, et quand on sait pertinemment que ce sentiment est partagé. Ce moment s’est déroulé sous les yeux rougis de Charlie, alors qu’il plane totalement, lors d’une soirée où il a été invité par deux terminales, Patrick et Sam, demi-frère et demi-sœur qui le prennent sous leurs ailes. Joli moment d’émotion déjà. Premier moment de perplexité en assistant au film. Ils ont traduit le terme de « wallflower » par « éponge ». Honnêtement, dans le contexte, ça passe crème, l’éponge absorbe tout et essuie en même temps. C’est l’observateur qui arrondit les angles. Pour tout ceux qui ne sont plus au lycée, c’est un aller simple au cœur des souvenirs. Et pour tout ceux qui y sont encore, ce n’est qu’un moment à passer, il y aura toujours mieux et toujours pire. L’histoire se place dans les années 90, très bon choix de l’auteur/réalisateur Stephen Shbosky d’avoir gardé le décalage de temporalité et de ne pas l’avoir retranscrit à notre époque actuelle. Car bon, à notre époque, sans vouloir paraître cynique ou quoi que ce soit, quand on voit les jeunes, on pense plus au style des Gossip Girl ou des Skins, plus qu’à la beat generation de Kerouac ou au son romantique des Smiths. Et c’est fort dommage. Donc oui, on va rester dans le rétro avec la machine à écrire :’).

Capture d’écran 2013-01-05 à 17.51.38

« We accept the love we think we deserve. » C’est ce qui m’a le plus touchée en premier. Cette poésie qui se dégage du film. Le voyage initiatique de ces petits qui va les marquer à vie quand ils seront « adultes ». Comment les histoires de cœur, d’amitié, comptent quand même. Oui, c’est un film d’adolescents qui parle aux adolescents, mais aussi à tout ceux qui ont été ados. Et sur une BO de très bon goût, des XTC en passant par Bowie ou encore Sonic Youth sans oublier les Beatles pour marquer le début des années 90. De très belles références parsèment le film (je n’ai pas lu le livre encore, mais il est arrivé en tête de liste prioritaire de lecture), d’une scène impeccablement reproduite du Rocky Horror Picture Show à des mentions de divers auteurs classiques. On pourrait croire que c’est cliché (oui, l’athlète dans le placard), que c’est cucul (oui, on parle des émois d’un ado), que c’est juste un petit dépressif qui vit sa vie. Oui, il y a de ça, mais c’est ce côté réaliste qui touche également. Une douceur innocente et authentique. Une voix narrative est franchement frustrante la plupart du temps, mais dans The Perks Of…, elle réussit surtout à nous faire adhérer à la vision du film. La vie est quand même belle parfois.

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« We are infinite. » Passons au casting. Oui, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ces personnages là quand j’ai vu le film. Quand Hermione Granger qui a pour demi-frère Tucker Bryant (Royal Pains), rencontre Percy Jackson dont la famille est composée de sa sœur Elena Gilbert (Nina Dobrev) avec pour mère Addison Montgomery (Kate Walsh) et pour père Bobby Donnell (Dylan McDermott de The Practice)… Et on retrouve également dans la bande d’amis Amber de Parenthood (qui a un rôle qui ne change pas beaucoup d’ailleurs, mais c’est pas grave, ça fait toujours plaisir de voir Mae Whitman ^^), et Young Neal de Scott Pilgrim, je me dis que c’est un putain de casting (ah oui, il faut mentionner Paul Rudd en prof aussi quand même et Melanie Lynksey à qui on a attribué un rôle horrible !!). Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est le film révélation de Logan Lerman pour moi. Clairement. Je ne sais pas si un jour il jouera encore aussi bien, mais il correspondait vraiment au rôle. Dans les moindres crises de panique, dans cette attitude un peu prostrée et ses sourires innocents. En revanche, petit bémol pour Emma Watson… Je l’ai trouvée trop réservée dans certaines scènes et trop fade (comme d’habitude, même si elle est très loin de Granger), même si dans d’autres elle incarnait très bien son personnage. Oh, applaudissements pour son accent américain excellent aussi. Ezra Miller était parfait. Il habitant vraiment son personnage, un peu stone (dans la vraie vie comme dans le film), suffisamment gay (il a bien fait de faire son coming-out lui :’), et très torturé. On l’a vu avec Another Happy Day et We Need To Talk About Kevin, le Miller ne choisit pas toujours des rôles faciles et il a souvent l’air d’être un sociopathe :’D. Mais whaou. Aussi excentrique que profond, il est bluffant. Ces trois là sont en parfaite harmonie ! Trio gagnant, Shbosky disait dans des interviews qu’il n’a pas attendu 20 ans pour adapter son film pour rien, il lui fallait trouver les acteurs, et c’est chose faite. Et je n’ose même pas contredire cet état de fait. Ils étaient super, ils sont jeunes, ils sont beaux (à l’américaine, quoi x’), ils ont la vie devant eux. Et oui, la scène du tunnel est magnifique.

THE PERKS OF BEING A WALLFLOWER

« We can be heroes just for one day. » Je ne sais pas ce qui a fait que j’ai vraiment aimé ce film, et qu’en ce début d’année, il fera certainement partie de mon top de l’année 2013. Je ne saurais dire si j’envie Charlie ou si je compatis, mais je sais que je vais dire une connerie guimauve maintenant, j’aimerais que tous les gens qui se sentent seuls dans leur vie puissent connaître une amitié comme la sienne. Probablement parce que l’amitié est une notion primordiale chez l’être humain et qu’elle est joliment décrite dans le film… Ou peut-être que je me reconnais un peu en chacun des personnages et c’est ce qui permet d’atteindre un aussi large public. Je comprends également les gens qui disent que ce bouquin a changé leur vie, car je peux voir pourquoi. Et comme d’hab, aux USA, il y aura toujours une controverse quand on aborde des sujets qui sortent un peu des routes toutes tracées pour l’enfant de chœur. Oui, il y a une morale, et oui, je la trouve bonne, oui, il y a aussi une certaine noirceur/dépression, mais c’est gentil ce côté « acceptation », et oui, ça reste une histoire, mais quelle belle histoire.

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