Too Broke Girls – Reprise

Des spoilers des épisodes 1 & 2 de cette saison 2.

Je commence à perdre espoir devant 2 Broke Girls. C’est assez dommage car l’an dernier, j’avais vraiment bien aimé cette petite comédie. J’avais Kat Dennings dans ma liste des actrices à suivre depuis Charlie Bartlett en 2007, qui avait précédé le très touchant Une Nuit à New York (Nick & Norah’s Infinite Playlist en VO), du coup, quand j’ai vu qu’elle allait passer hebdomadairement à la télé dans une série, j’ai été très emballée (même si je me suis sentie agresser par sa poitrine oO, mais là, elle a pas trop maigri ?!). Le début de 2 Broke Girls est assez bon, j’ai trouvé. Deux filles que tout oppose, mais qui vont devoir cohabiter à la suite de circonstance imprévues. Déjà, le fait que la série ait un objectif, ça change des autres (après, si on attend X saisons avant que la tirelire soit remplie, ça va vite devenir gavant à la HIMYM) et en plus, leur histoire avance ! Dans ce season premiere, enfin on parle un peu du père Channing, eh bien ça fait plaisir. Et leurs clichés sont les bienvenus. Ils jouent cette carte à fond, et on se prend au jeu très souvent (petite mention au Chinois, oui Han, c’est bien de ne pas avoir peur du ridicule).

Toutefois, le plus gros reproche que j’avais soulevé dans la première saison était le côté trop scripté de la série. Les premiers épisodes, ce côté « récitation » ajoutait une touche de vintage qui correspondait bien au style de la comédie, et les fondus de scène me rappellent un peu les débuts de Friends (non pas que je rapproche les deux séries, hein !). Mais au fur et à mesure, les dialogues sont devenus de plus en plus lourd et les rires de plus en plus forcés. Ces répliques ont une double conséquence. D’une part, elles peuvent devenir cultes. C’est assez intéressant car ils se servent énormément de l’actualité, que ce soit de la communauté un peu nerd (comme dans l’épisode 2 « Twitter is stupid and Instagram is Twitter for people who can’t read. ») ou des buzz de société (Game of Thrones est hyper tendance en ce moment, je ne compte plus les références x’D). Donc ça, c’est vraiment un aspect que j’apprécie, j’ai l’impression de voir un show moderne qui sait parler aux différents publics. Les protagonistes se cassent gentiment (plus ou moins) entre eux, sans se prendre au sérieux.

Après, il y a le revers. C’est trop forcé. Les blagues ne font pas vraiment naturelles, parfois il y a même des pauses pour laisser le temps aux spectateurs de rire (et je ne parle pas uniquement des rires enregistrés qui sont vraiment très nombreux). Du coup, cela ressemble plus à du stand-up qu’à une série, et ça me désarçonne un peu. Pour en rajouter une couche, Caroline  sourit/rit très souvent aux phrases de Max. On dirait dans ces cas-là qu’elle sort de son personnage. Une seconde je me dis, « mais si, elle a raison de rire car c’était drôle », puis la seconde d’après « mais elle rit vraiment tout le temps aux blagues de Max et à ses propres blagues oO ». Ce qui fait que dans certaines scènes, la dynamique n’est pas équilibrée car Max ne sourit que très rarement, préférant jouer la carte de la blasée. D’ailleurs, en règle générale, Dennings a plus d’opportunités pour faire l’intéressante que Beth Behrs (bien que le « It’s like a gay R2D2, well a gayer R2D2 » était pas mal du tout x’) même si leur temps à l’écran est relativement similaire. Bref, pour en revenir aux rires, il n’y a pas que Caroline qui fait ça, les autres aussi, ils attendent qu’un collègue ait fini de parler et on les voit se préparer à sortir leur connerie. Ça m’insupporte de plus en plus, et j’ai vraiment senti cette « obligation de rire » dans ces deux premiers épisodes de la saison 2.

Ensuite, il y a l’aspect « vulgaire ». Car oui, j’adhère bien souvent à cette banalisation de l’humour sexuel (notamment dans les films récents), mais il y a quand même un quota (dans mon esprit). Outre le personnage d’Oleg qui ne peut pas être tenu responsable du remplissage de la jauge tant le personnage en lui-même est sexuel (haha, je ris à mes blagues aussi), la vulgarité est un peu trop employée comme moyen comique à mon goût (à lui seul, mon quota serait déjà explosé, donc autant faire abstraction). La cerise sur le gâteau, c’est l’ajout de Jennifer Coolidge. Je n’arrive pas à déterminer si c’est vraiment too much ou si ça ajoute de la fraîcheur. Non, en fait, c’est vraiment trop, avec son accent, la mère de Stifler puissance 100… Max et Han ne sont pas avares non plus sur les vannes dans ce domaine, et ils les sortent avec le plus grand sérieux du monde, ce qui fait que ça passe un peu plus, mais est-ce vraiment drôle ? Ce n’est pas un pari de la surenchère ?

Dernier petit truc, je trouve que ça manque de romance dans l’air. Encore une fois, je ne sais pas si c’est bien ou pas (la majorité du temps, je trouve ça positif quand même ^^), mais en tout cas, dans une série avec autant de célibataires, je suis surprise de voir à quel point ça ne cherche pas à se caser et reste concentré sur la vie professionnelle ! En bref, même si j’ai l’impression d’être prise pour une bonne poire devant cette série, je continue à la regarder car elle arrive toujours à me surprendre.

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