« La fille du train » (« Girl on the train ») adapté au cinéma… Pourquoi ?

Ça fait très très longtemps que je n’ai pas posté ici. Je l’avoue, j’ai opté pour passer plus de temps sur SmallThings. Mais ce billet-là, je le considère comme plus personnel et pas vraiment à sa place sur le site, du coup, hop, je suis revenue ici. Après tout, ce sont bien mes mots ^^’. J’avais envie de parler de mon incompréhension devant l’adaptation d’un bouquin que j’ai dû (emphase sur le devoir car je l’aurais jamais choisi de moi-même) lire pour mon club de lecture.

La fille du train, c’est le titre du premier roman de Paula Hawkins (du moins, sous son véritable nom car elle a à son passif quatre autre romans sous des noms d’emprunt), qui met en scène un thriller bien sombre et dérangeant (à la Gillian Flynn ou SJ Watson). En gros, tout ce que je n’aime pas car les descriptions sont glauques, que je suis une poule mouillée, et que ça me met mal à l’aise.

(J'aime bien les covers de chez Sonatines même si j'aime pas leurs bouquins...)

(J’aime bien les covers de chez Sonatines même si j’aime pas leurs bouquins…)

Entre chronologie bordélique et changements de points de vue à tout-va, j’ai trouvé le livre difficilement compréhensible et pas très fluide. Catégorisée dans mes lectures « perte de temps totale » (y en a peu, mais y en a) quelle ne fut pas ma surprise quand une semaine après l’avoir fini, j’ai appris que les droits d’adaptation avaient été achetés par les studios Dreamworks et qu’un film se préparait avec dans le rôle principal Emily Blunt (qui en passant est trop classe dans les affiches de The Huntsman).

Je peux comprendre pourquoi une adaptation cinématographique vaut le coup sur le papier : derrière l’obsession de la protagoniste principale se cache un véritable malêtre et un manque. Manque d’amour, de motivation, de sens à la vie, de volonté, d’existence… Et actuellement, le paysage du 7e art adore appuyer là où ça fait déjà mal, quand on est au fond du trou, on doit l’exposer à la vue de tous, pour tenter de psychanalyser notre comportement. Rachel, divorcée, la trentaine bien avancée, alcoolique, et on le découvre un peu plus tard sans emploi, observe un couple qui habite le long de la voie ferrée que son train emprunte tous les jours. Comble de coïncidence, un incident va la mettre au cœur d’une histoire autour de ce couple. Mensonges, doubles-jeux, oui, le sujet intrigue et l’atmosphère morbide se transcrirait bien à l’écran, à la Avant d’aller dormir ou encore Gone Girl… Un thriller psychologique en somme.

Donc en résumé, voici le topo général. D’un côté il y a Rachel Watson (Emily Blunt OUATE ZE FUK ?!), de l’autre il y a son ex-mari (Justin Theroux parfait) et sa femme actuelle (Rebecca Ferguson très bien), et la troisième partie consiste en la victime (Haley Bennett pourquoi pas) et son compagnon (Luke Evans okay). Les trois femmes vont venir raconter leur version de l’histoire, sans véritable logique chronologique (non, je n’appelle pas ça de la maîtrise mais de la facilité), ce qui est assez ennuyeux et confus. Forcément, quand c’est une narration à la première personne, en tant que lecteur on ne différencie pas la vérité des faits du mensonge. Et encore, c’est ARCHI plat. Donc s’ils ne réussissent pas à reproduire l’ambiance, la violence qui s’insinue dans le cadre familial et personnel, c’est mort. Puis bon, j’ai d’autres réserves quant à une adaptation aussi…

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Mais sérieusement ? Même en prétendant être une soularde, elle n’est pas moche pour autant…

  • Je ne dis pas qu’Emily Blunt est trop belle pour le rôle, mais si, je le dis. Même avec du maquillage, de la retouche ou que sais-je, je ne l’imagine pas du tout en cette personne qui semble avoir tout raté comme Rachel. Encore une américanisation d’un rôle qui aurait pu s’en passer…
  • Le tournage a commencé ce mois-ci à New York… C’est censé se passer à Londres et ils le transposent aux Etats-Unis ? Mais pourquoi ? Alors qu’ils pourraient profiter du fait que Blunt soit anglaise (même si dénuée de sa citoyenneté *soupire*) pour garder l’histoire à Londres ? Et les stations de train ?! Rachel reste bien anglaise en plus… Bref…
  • Y a Allison Janney dans le rôle d’une enquêtrice, mais honnêtement, si elle apparait plus de dix minutes, c’est qu’ils ne seront pas vraiment restés fidèles au livre… Je déplore d’avance sa sous-utilisation.
  • Désolée d’avoir des doutes aussi à cause du réalisateur, Tate Taylor ! Okay, La couleur des sentiments était magnifique, mais à des lieux de La fille du train !! Puis il avait complètement raté Get On Up en plus… Donc bon, bien sûr, il faut le voir avant de tirer une conclusion, mais si le côté « je suis dans une spirale infernale car je suis alcoolo et que tout le monde m’abandonne car je ne suis pas assez bien » sera bien fait, le côté « mais qui a tué Megan, je sais ! » sera à côté de la plaque ? J’ai rien contre l’idée qu’il change de registre, au contraire, mais je suis juste sceptique…
  • Niveau scénario, c’est Erin Cressida Wilson qui l’adapte, celle qui a signé Chloe et La secrétaire. Chloe étant un remake et La secrétaire… malgré un bon suspense, on ne peut pas dire que c’était un thriller. Souvent, quand les auteurs adaptent eux-mêmes leurs romans, ça marche mieux, je dis ça je dis rien…

Bref, j’irai le voir (sauf s’il est déconseillé au moins de 12 ans car je flipperais trop sinon) parce que le casting est quand même génial même si je n’aime pas l’histoire…

La sortie est prévue pour octobre 2016, le temps que j’oublie tout ce que je viens de dire, mais bon, quand même… Je suis sûre que la pub va se faire autour du « Le prochain Gone Girl » ou un délire du genre.

A jour dans « Downton Abbey »

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Downton Abbey, elle fait partie de ces séries que je me suis toujours promis de regarder « un jour ». Avec la dernière saison qui va sortir, il est plus que certain que je vais faire l’acquisition du coffret intégral. Je n’avais jamais regardé la série plus loin que la saison 1. Elle m’avait plu, mais pas suffisamment pour qu’à chaque rentrée je sois impatiente de la lancer. Surtout que huit épisodes d’une heure… Le temps passe lentement. Même en regardant l’une des plus belles représentations historiques du paysage télévisuel. Alors oui, dès la saison 1, j’étais bluffée par l’alchimie entre Dan Stevens et Michelle Dockery, j’ai sympathisé avec les domestiques du dessous, j’ai eu pitié et envié les aristocrates du dessus, j’ai été émerveillée par le paysage du Yorkshire. Mais je n’ai pas continué à la saison 2. Et maintenant, quelques années plus tard, alors que la sixième et dernière saison démarre dans quelques mois, j’ai tout rattrapé. Parce que les trois premières saisons étaient disponibles sur Netflix, j’en ai profité. Puis la suite, j’ai trouvé par mes propres moyens x’D. Avec Downton, je ne ressens pas le besoin d’être à jour tout de suite, hebdomadairement, comme j’ai envie de l’être avec The Good Wife par exemple. Ça n’enlève rien de la qualité et de l’affection que je porte à la série, et pendant mon visionnage je suis plongée dedans, mais je la savoure.

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Ce que j’admire le plus en plus de leur diction parfaite, c’est la simplicité de tout ce qu’il se passe. Concrètement, il ne se passe pas grand-chose, mais c’est impressionnant comment le rien crée plein de petites intrications au sein de l’histoire. Les personnages, la pléiade de personnages évolue, mais tout en gardant leurs caractéristiques propres. Malgré ce clivage des classes, une chose est sûre. La loyauté qui se dégage de chacun, par rapport à la famille, aux traditions, à l’amour, c’est ce qu’il y a de plus authentique. Cette séparation n’est pas remise en cause, okay, on a Branson qui passe de chauffeur à faire partie entièrement de la famille Crawley, et d’ailleurs, je trouve ça chouette que ce ne soit pas acquis mais que tous les jours, cet état de (non-)fait reste un sujet débattable. Les séries où les personnages sont trop nombreux sont subjectivement rayées de ma liste de suite, et Downton Abbey est l’exception qui confirme la règle. Les secondaires ont aussi droit à leur développement, et le spectateur s’attache à tout le monde. Au début, j’avais été rebutée par ça, et du coup, j’avais penché pour la nouvelle version d’Upstairs Downstairs… Bon, on voit bien comment ça a fini, Upstairs Downstairs a été annulée au bout de deux saisons, et Downton Abbey aura droit à une véritable fin.
Paradoxalement, c’est aussi le reproche que je ferais à la série. Cette stagnation qui oblige les intrigues à se répéter, et pour plus de réalisme à se dénouer en un épisode, tout de même (sauf l’histoire avec Bates qui a duré toute une saison, et c’était relou, ou encore avec le retour des amours de Mary qui devrait se décider un jour).

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Le fait que ce soit une série anglaise lui permet une chronologie un peu rocambolesque, sautant des semaines, des mois, ou quelques jours sans qu’on comprenne forcément comment ni quand. Encore une fois, c’est la vie qui se déroule sous nos yeux, avec les problèmes de mariage, d’héritage, de morts… Et cela semble donc tout à fait logique que les employés changent, que de nouveaux visages apparaissent, que les amis visitent puis repartent, bref, comme dans la vraie vie. Sauf qu’il s’agit ici du début du XXe siècle, dans la campagne anglaise avec un comte qui a des difficultés financières et des domestiques des plus fidèles. Les Crawley font de bons héros, leur lutte pour s’accrocher à leurs traditions qui s’étiolent ne fait que rappeler la gloire d’antan pendant que la classe ouvrière, libérale voire socialiste prend petit à petit le pouvoir. Le cœur britannique de la série bat plus fort encore que n’importe quelle autre série d’outre-Manche… Avec le temps qui passe, les thèmes abordés évoluent également. Et même si l’Angleterre a toujours été moins raciste que les autres pays anglo-saxons ou même latins, c’était intéressant de voir que ça signifiait quelque chose. Sans oublier leur approche de l’homosexualité qui est faite avec délicatesse. Tout est très anglais, dans l’élégance et la retenue x’D.

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Puis Downton Abbey, c’est beau. Les costumes d’époque sont magnifiques, les gens sont beaux (enfin, surtout Dockery, je le reconnais), le terrain est champêtre, le décor super bien travaillé. Ce sont les détails dignes de Fellowes, j’ai vraiment hâte qu’il développe sa série musicale. Je sens que ce sera A DES LIEUX de Glee x’D.
En vrac : j’aime pas du tout le personnage de Rose, j’aimerais que Matthew Goode soit un régulier de la saison 6 (même si pour ça il faut qu’il sonne aux abonnés absents dans The Good Wife) pour clore en beauté, Lord Grantham a perdu un peu de sa présence au fil des saisons, Edith n’a vraiment pas de chance dans la vie, Joanne Froggatt a plus que mérité son Golden Globes, Branson fait un peu coincé toujours mais il a hyper bien évolué, leurs accents sont toujours géniaux, la nouvelle coupe de Lady Mary est adorable. Et en plus, ils sont drôles :’D (avec une apparence de Jeremy Piven en Selfridge x’D).

Quelques bandes-annonces

Titre : Welcome to Me (sortie : jamais ?)

De : Shira Piven

Avec : Kristen Wiig, Wes Bentley, James Marsden, Joan Cusack...

Synopsis Allociné : Une femme souffrant de troubles de la personnalité gagne au loto. Elle décide alors de prendre l’antenne d’un show télévisé pour raconter son existence !

Qu’est-ce qui accroche ? : C’est totalement délirant. Bon, outre le cast et son passage remarqué au TIFF, la BA m’a complètement fascinée. C’est exactement le rôle qu’il faut pour Wiig. C’est sarcastique, drôle mais en même temps très touchant. Je le sens vraiment bien… J’ai l’impression que ce sera très bien écrit en plus x’D. Bref, j’ai des attentes là.

Actor’s Chart : Y a pas grand-chose à dire. Bon, visiblement Marsden et Wiig ont déjà tourné ensemble dans Anchorman 2 mais sans avoir aucune scène ensemble. Inintéressant.

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Titre : The DUFF (sortie : clairement jamais)

De : Ari Sandel

Avec : Mae Whitman, Robbie Amell, Bella Thorne, Skylar Samuels...

Synopsis Allociné : En dernière année au lycée, une jeune fille apprend qu’elle a été désignée « grosse fille moche » de son groupe d’amies. Passé le choc, elle décide de renverser les filles responsables de cette infamie.

Qu’est-ce qui accroche ? : Duff, ça veut dire  ‘Designated Ugly Fat Friend’, et je pense qu’on sait tous ce que ça veut dire x’). Ça a l’air super vif. La nonchalance de Whitman et même Amell a l’air de s’en sortir bien. C’est malin et les critiques sont bonnes pour un teen-movie, ça vaut le détour. Je pense que c’est encore un film sur l’acceptation de soi blabla, mais qui le fait intelligemment. Il y a bien un bouquin du même nom, mais si le sujet reste le même, l’histoire est totalement différente.

Actor’s Chart : Bon, on a encore droit à des « adultes » qui jouent les rôles d’ados, mais ça va, pas trop dérangeant. Mais c’est toujours aussi irréaliste que d’avoir des ados qui parlent de leur manière, mais j’ose croire que c’est sympathique.

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Titre : Far From The Madding Crowd (sortie : 8 juin 2015)

De : Thomas Vinterberg

Avec : Carey Mulligan, Matthias Schoenaerts, Michael Sheen, Tom Sturridge...

Synopsis Allociné : Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, une jeune héritière, Bathsheba Everdeene doit diriger la ferme léguée par son oncle. Femme belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous à commencer par ses ouvriers. Bathsheba ne se mariera qu’une fois amoureuse. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oake, le riche voisin Mr Boldwood et le Sergent Troy.

Qu’est-ce qui accroche ? : Adaptation du roman de Thomas Hardy. Ah, les classiques de romance… Il fait partie des 10 films que j’attends le plus cette année. C’est par le réalisateur de La chasse, avec des acteurs extras (même si, bon, Sturridge…), un film d’époque, tout ce qu’il faut pour plaire, que ce soit beau etc.

Actor’s Chart : Matthew Goode était le premier choix pour Troy, mais bon, visiblement ça n’a pas marché. Dommage, il aurait été parfait :’/. Et le scénariste, c’est le type qui a écrit la mini-série Tess of the d’Ubervilles qui est dans le même style.

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Titre : While We’re Young (sortie : 24 juin 2015)

De : Noah Baumbach

Avec : Ben Stiller, Naomi Watts, Adam Driver, Amanda Seyfried...

Synopsis Allociné : La vie d’un couple de cinéastes est bouleversée lors d’une rencontre avec un jeune couple.

Qu’est-ce qui accroche ? : Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que la maturité va très bien à Stiller. Déjà, le Greenberg était très bien, je ne parle pas du génial Walter Mitty, mais celui-là aussi a l’air dans la même veine. Le refus de vieillir, c’est un peu un thème universel huhu.

Actor’s Chart : C’était Greta Gerwig qui devait jouer le rôle de Seyfried à la base. Mais elle a dû laisser tomber. Dommage x’D, mais ça change de registre pour Seyfried, elle peut bien s’en sortir. C’est la deuxième collaboration entre Baumbach et Stiller après Greenberg justement.

Mes souvenirs de « Parks & Recreation »…

Oui, je sais… Je ne peux pas m’empêcher d’en parler en ce moment… Mais avec cette fin là ><. Voilà ce que j’aurais retiré de la meilleure comédie de tous les temps (oui, pas du tout exagéré). Parks c’est de l’optimisme pur, une comédie avec une « joie de vivre » indescriptible quand la mode est au cynisme, une première saison de 6 épisodes qu’on a tendance à zapper, mais 7 saisons de rires et de pleurs, des messages modernes et exemplaires, des personnages hyper attachants et vrais, de l’improvisation solide sur une base solide de talents solides, Michelle Obama en guest, une belle image du service public, une fin parfaite, et c’est inoubliable. C’est une série qui sait rassurer les gens, leur donner confiance et du courage, les inspirer mais aussi à connaître notre propre valeur, qui nous rappelle qu’il n’y a pas besoin de s’arrêter sur le regard des autres, que les amis sont importants, qu’il faut se donner à fond même pour la plus insignifiante des tâches. Je voulais pas en mettre trop, mais voilà quelques moments de cette belle histoire :’).

La première fois qu’on a vu le « city hall » de Pawnee. Après le générique sous-titrée « triumphant music »

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La fois où Ann était la trophy wife de Leslie :’D. Et que leur amitié est géniale, qu’on aimerait tous avoir Leslie comme amie.

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Quand la saison 2 a repris avec Leslie qui mariait deux pingouins gays dans leur pinguin’s love bubble… et que c’était trop mignon et qu’elle réalise qu’on est tous des animaux.

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Mais c’est vrai, Mark Brendanawicz était là pendant 2 saisons entières x’D ! Bon, ce n’était pas vraiment le personnage le plus inutile, mais presque…

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Heureusement que Chris et Ben sont arrivés et qu’on a fait la connaissance de Chris et ses pointements de doigts pendant qu’il énonce le prénom et le nom de la personne !

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« He’s not a poney, he’s a mini-horse! » Parce que Li’l Sebastian est GENIAL (mais que Ben n’a jamais pigé ça).

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Et quand il meurt et que c’est trop triste mais que ça crée l’un des meilleurs épisodes de la série.

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Et ce moment où Ron a fait tomber la moustache à cause de Tammy 1 x’). Et on n’oublie pas les dreads suite à Tammy 2…

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Parce qu’April et Andy forment le plus beau couple au monde et qu’ils sont vraiment parfaits l’un pour l’autre…

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Oh, bien sûr, parce qu’évidemment Ann est plus grand que Ben puisque Leslie « love you all, but particularly Ann. »

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Quand on a appris à TREAT YO SELF.

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Que Leslie fasse poireauter Ben avant d’accepter sa demande en mariage car tout doit être mémorisé.

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Et le départ d’Ann et Chris :’/, le premier au revoir et le début de la fin…

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Puis cette dernière saison…

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April Ludgate : Elle a des origines puerto-ricaines et « That’s why I’m so lively and colorful. »
Andy Dwyer : Bert Macklin/Kip Hackman/Andy Radical/Tim Buckanowski/Johnny Karate/Johnathon Karate/Sgt. Thunderfist, MD.
Ann Perkins : « beautiful tropical fish. »
Ben Wyatt : Le nerd de service, Sir Ben Lightstorm.
Chris Traeger : C’est literally, le mec le plus impliqué qui existe.
Donna Meagle : « Use him, abuse him, lose him. That’s the Meagle’s motto. »
Gary Girgich : Ou pas :’D.
Ron Swanson : Il n’y a rien sur cette personne dans les données de l’interweb.
Tom Haverford : « good hearted, secretly kind and wonderful tiny little person. »

Et pour finir sur quelques citations de Leslie Knope :

I need to remember every little thing about how perfect my life is right now.
I’ve gone on record that if I had to have a stripper’s name, it would be Equality.
You know my code: hoes before bros. Uteruses before duderuses. Ovaries before brovaries.
We have to remember what’s important in life: friends, waffles and work. Or waffles, friends, work. Doesn’t matter but work has to come third.

Donc merci. Adam Scott, Amy Poehler, Aubrey Plaza, Aziz Ansari, Chris Pratt, Jim O’Heir, Nick Offerman, Rashida Jones, Retta, Rob Lowe.

Ce que je retiens des Oscars 2015…

Okay, la plupart des gens que je voulais voir gagner ont perdu, mais c’est pas grave. Belle cérémonie quand même.

L’opening de NPH. Grandiose, non ? Okay, c’était attendu et hyper prévisible qu’il chante, mais il chante bien, c’est tout ce qui compte. Très bel hommage au cinéma dans l’ensemble. La continuité avec Anna Kendrick (et le petit moment Gone Girl hihi), même l’intervention pour UNE FOIS de Jack Black était plutôt réussie. Cumberbatch a été bien mis à contribution cette année.

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J’ai pas compris le délire avec Octavia Spencer et les ballots de prédiction ^^’. C’était un peu inutile… De même que l’exclusion sur Oprah Winfrey, était-ce vraiment nécessaire ?

Bon, j’avoue, le Everything is Awesome par Tegan & Sara et Lonely Island était un peu chelou. C’était genre « too much » pour les Oscars ^^’. Mais visiblement, le public a eu l’air de trouver ça fun…

Après la performance de Glory, la standing ovation et les larmes de Chris Pine, superbe plan. Je pensais pas qu’il pleurerait, mais j’ai eu des frissons moi aussi… La chanson était magnifique de toute manière, heureusement qu’elle a gagné. Les autres n’étaient pas à la hauteur même si le Grateful de Rita Ora avait tout ce qu’il faut pour gagner. Quant à Adam Levine, il en a fait des tonnes, mais DES TONNES.

Les excuses superflues de John Travolta à Idina Menzel. Ça n’a rendu que le tout encore plus gênant et étrange. Faut savoir passer à autre chose quoi…

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L’hommage à La mélodie du bonheur et à Julie Andrews. J’ai eu l’impression de voir Lady Gaga sous un autre jour (un peu comme lors de son duo avec Joseph Gordon-Levitt). J’ai adoré les expressions de Felicity Jones et Chloe Grace Morretz quand elle est apparue sur scène, qui n’en revenaient pas que ce soit elle on aurait dit.

La victoire d’Eddie Redmayne était plus que méritée, c’est certainement celle dont je suis le plus satisfaite. Car bon, Patricia Arquette… pfff. Et son discours, son petit moment était exquis. Authentique, émotionnel, il était vraiment purement anglais, distingué, et trop ému pour être réservé. Vraiment. Dire que c’est le petit Marcus, eh bien, je le préfère largement en Stephen Hawking.

C’est plus ou moins tout ce que j’ai retenu x’D. NPH faisait des pauses bizarres après ces blagues, pour l’effet je suppose mais je ne suis pas sûre que ça ait réellement marché. Mais utilisation du public respectable. Faut que j’aille voir Birdman

La crise de « The Affair »

La saison (enfin).

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J’ai mis du temps avant de regarder The Affair. J’avais toujours mieux à faire. Bref, j’avais tout un tas d’excuses pour ne pas la regarder. Mais j’ai fini par la regarder. De presque d’une traite. C’était impressionnant. Impressionnant de réalisme, d’intensité, d’observation. Je crois que c’est l’une des séries les plus intimes que j’aie jamais vues. Non pas parce que ça parle d’une liaison, mais c’est surtout que les points de vue de chacun sont vraiment personnels. Au début, les divergences sont minimes, on remarque qu’il y a des détails qui changent, les vêtements, qui a fait le premier pas… Mais plus on continue dans la série, et plus tout est différent. Noah Solloway, père de quatre enfants, professeur en lettres qui a quand même sorti un livre que personne n’a lu, glisse dans sa vie dans l’ombre de son beau-père écrivain à succès, et sa femme née d’une famille riche. De l’autre côté, on a Alison, qui a perdu son fils très jeune, dont le couple bat de l’aile suite à cette tragédie. Leurs chemins vont se croiser dans la petite ville côtière où elle habite, et voici que la série commence. Quelqu’un est mort, un inspecteur interroge les deux amants qui vont raconter leur été.

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La première fois que j’ai entendu parler de The Affair, je m’étais étonné sur le cast. Pourquoi Joshua Jackson (c’est d’abord Dawson avant Fringe !) ne jouait pas le type avec lequel Ruth Wilson (superbe dans Luther) avait une liaison ? Puis, j’ai compris… L’alchimie entre Wilson et Dominic West (le flegme britannique à l’œuvre chez ces deux-là) se transpose à l’écran comme une complicité formidable. Hagai Levi est le créateur de la version originale d’En Analyse et c’est vraiment la décomposition d’une relation à laquelle on a le droit. Tous les épisodes sont coupés en deux parties, le point de vue de Noah, et celui d’Alison. Il y a une certaine constante tout au long de la série, étrangement, ce n’est pas redondant. La narration en flashback est faite de telle manière que le spectateur se prend au jeu de l’enquête, en engloutissant les miettes d’indices qu’on lui donne à chaque épisode. A vrai dire, l’enquête au début ne présente que peu d’intérêt, elle prend de plus en plus d’ampleur quand on apprend l’identité de la victime, mais aussi les suspects et les mensonges évidents. En plus, tout se passe dans une petite bourgade, Montauk, où tout le monde connait tout le monde… Voilà pour passer inaperçu quand tu commences une liaison ‘-‘.
Les intrications sont telles qu’on se demande quelle version est la vérité… et je ne peux m’empêcher de penser à Agent Carter dans l’épisode 105, quand le Chef dit qu’il existe toujours trois versions à chaque histoire, celles de deux parties, puis la vérité. Cette vérité, on ne la saura probablement jamais car on n’a jamais de regard objectif sur la situation. On sait pertinemment qu’en tant qu’êtres humains, ils sont disposés à mentir. Est-ce qu’ils mentent tous les deux ? Jusqu’à quel point ? Et très honnêtement, le dernier épisode de la saison m’a un peu laissée sur ma faim.

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Au niveau des personnages à proprement parler, les deux protagonistes principaux sont fortement soutenus par des personnages secondaires bien trempés. Que ce soit Joshua Jackson ou Maura Tierney, leur moitié officielle du couple est tellement bien imaginée que c’est difficile de pardonner aux amants. Je me demande même s’ils n’éveillent pas plus d’empathie que les épreuves que traversent Noah et Alison. L’incompréhension, la colère, le déni de Helen, la jalousie, le désespoir de Cole en font des atouts non-négligeables qui viennent apporter un équilibre à cette liaison. Oui, en plus des rendez-vous sulfureux, il y a la véritable vie qui continue d’avancer. Très bon point pour la mère de Cole, qui a plus d’un tour dans sa manche. Grosso modo, l’écriture est géniale, la lenteur volontaire de la narration est la bienvenue, les acteurs sont vraiment excellents (Wilson n’a pas volé son Golden Globe), tout est pensé au détail près. Et c’est ça qui reste le plus impressionnant.

Levi envisage la série sur trois saisons, je suis bien curieuse de voir comment ça va se terminer. Oh, et le générique. QUEL GENERIQUE !!!

L’envolée de Rosamund Pike

Tiens, ça fait longtemps que je n’ai pas fait un petit portrait d’acteur. Avec sa nomination aux Oscars pour Gone Girl, j’ai eu envie de parler de la carrière de Rosamund Pike. Souvent, qu’une actrice Anglaise ne soit reconnue que lorsqu’elle joue dans un film américain me frustre énormément… Mais il faut avouer que pour ce film-là, les éloges sont nécessaires, et sa révélation n’en est que trop tardive.

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La première fois qu’elle a vraiment eu une visibilité, c’était dans Meurs un autre jour. Une énième James Bond girl secondaire qu’on oublie dès que le film est fini. « Qui ça ? Ah, la blonde un peu flippante, ouais… » Ensuite, elle enchaîne les seconds rôles dans des productions américaines… Rochester, le dernier des libertins est totalement passé à côté de l’idée même de libertin. Même le téléfilm de Casanova valait plus le coup x’D. On pense à Fugitive Pieces, La faille… rien de bien mémorable. Elle allie apparitions américaines et productions anglaises. Cantonnée aux rôles de trophy wife ou de la femme à sauver, on ne peut pas dire qu’elle ait l’occasion de démontrer ses talents.

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Il y a eu Orgueil et Préjugés où elle jouait l’une des sœurs Benett aux côtés de Keira Knightley et Carey Mulligan entre autres, pas la plus présente, mais dégageant un charme indéniable. Mais ce sont surtout ses rôles dans An Education et Made in Dagenham qui la font se faire remarquer à mes yeux. Dans An Education, elle a l’air tellement perdue et superficielle, mais avec cette naïveté comme on peut s’y attendre d’une blonde :’D. Dans Made in Dagenham, même si elle n’a qu’un rôle secondaire, ses scènes sont tellement touchantes que sa prestation est tout de suite remarquable. Quelle force dans une petite scène de 3 minutes. Son côté anglais dramatique n’est plus à prouver. L’autre surprise était dans Le monde de Barney, le film tout d’abord tout en émotion, mais où son rôle avait enfin une véritable consistance. Petite anecdote, elle a refusé le rôle de Rita Skeeter (Harry Potter) à l’époque. C’est le genre d’actrice à qui les films d’époque (quelle qu’elle soit) vont très bien.

On oublie rapidement Jack Reacher ou encore Clones, et encore plus La colère des Titans (ohlala, même si Andromeda était coolie, le film était un désastre), mais ça lui donne un peu de crédit dans les films d’action en plus de James Bond. On ne comprend pas trop ce qu’elle est allée faire dans Johnny English le retour ni Drôles d’oiseaux, mais bon, c’est passé… Si c’est le thriller Gone Girl qui la dévoile au grand public, là où elle brille le plus (ou alors c’est juste ma préférence personnelle :’D), c’est dans les films anglais grand public avec une véritable histoire de vie derrière. Je pense à Hector and the Search for Happiness (où elle retrouve un Simon Pegg comme on ne l’a jamais vu après Le dernier pub avant la fin du monde) ou encore What We Did On Our Holiday (avec David Tennant comme dans Single Father) et même ses 3 minutes d’apparition dans A Long Way Down sont plus agréables à regarder que les films américains. N’oublions pas de mentionner son passage éclair à la télévision anglaise Women in Love, qui lui permet de montrer une plus grande palette de jeu que ce qu’on a pu voir…

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Bref, ça s’annonce bien pour elle en tout cas, j’espère qu’elle va remporter l’Oscar, je la soutiens à fond :’D. J’ai hâte de voir The Moutain Between Us prévu pour je ne sais pas quand, mais avec Charlie Hunnam :’D.